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    France

    Primaire à droite: la candidature de Copé, l'autre souci de Sarkozy

    media Jean-François Copé a annoncé sa candidature à la primaire du parti Les Républicains, le 15 février 2016 sur France 2. AFP PHOTO / FRANCE 2

    Le conseil national des Républicains qui s'est tenu ce week-end à Paris a, semble-t-il, donné le coup d'envoi de la primaire de la droite et du centre. Le week-end ne s’est pas bien terminé pour Nicolas Sarkozy, car l’un de ses adversaires, Jean-François Copé, a annoncé sa candidature à ce scrutin qui aura lieu en novembre 2016.

    C’est sa petite revanche à lui. Jean-François Copé entend à nouveau jouer un rôle à droite. Lui qui avait été écarté de la présidence de l’UMP en juin 2014 en raison des soupçons qui pesaient sur lui dans l'affaire Bygmalion. Vingt mois plus tard, il se présente désormais blanchi de toute accusation. Car la semaine passée, il est ressorti du bureau des juges sans être mis en examen. Un évènement qui l’a poussé à se porter candidat.

    Un calendrier bien étudié

    Mais sa candidature, ce n'est pas pour gêner Nicolas Sarkozy. C'est du moins ce qu’a assuré Jean-François Copé ce dimanche 14 février. Pourtant, ses relations avec l’ancien chef de l’Etat sont exécrables en raison précisément de cette affaire Bygmalion. Deux éléments tendraient à prouver que la guerre entre les deux hommes est désormais déclarée.

    Premier point, le député-maire de Meaux a annoncé sa candidature sur France 2 alors qu'au même moment, Nicolas Sarkozy intervenait sur… TF1 ! Tout sauf un hasard. Ensuite, il y a eu cette petite phrase prononcée par Jean-François Copé sur le plateau de France 2. Une petite pique assassine à destination de son principal adversaire : « jamais je n'aurais imaginé être candidat si j'avais été mis en examen », a-t-il lâché perfidement. Or, l'ancien chef de l'Etat a déjà été mis en examen pour corruption et trafic d'influence actifs. C'était en juillet 2014 dans l’affaire Azibert.

    Jean-Pierre Raffarin soutient Alain Juppé

    Autre mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy : le ralliement dimanche 14 février de Jean-Pierre Raffarin à Alain Juppé. Un vrai coup dur pour le patron des Républicains. Car le sénateur de la Vienne, ancien premier ministre de Jacques Chirac, est un homme de réseau, très apprécié au sein du parti. C’est donc un ralliement de poids pour Alain Juppé. Jean-Pierre Raffarin voit dans le maire de Bordeaux une « personnalité forte, fiable et fidèle », « le plus rassembleur » pour battre Marine Le Pen, si celle-ci parvenait à se hisser au second tour. Le sénateur qui n'a pas manqué de tacler l'ancien président : « avec Nicolas Sarkozy, je reprochais que la stratégie du clivage l'emporte sur celle du rassemblement », a-t-il lâché faisant notamment référence à la campagne présidentielle de 2012.

    A neuf mois du scrutin, le risque est grand pour la droite de s'entredéchirer lors de ces primaires. Deux nouvelles personnalités vont se porter candidates dans les prochains jours. Bruno Le Maire annoncera sa candidature la semaine prochaine, sans doute le 23 février la veille de la sortie de son livre « Ne vous résignez pas », chez Albin Michel. Ce sera ensuite le tour de Nathalie Kosciusko-Morizet d'entrer dans la bataille. Une annonce qu'elle pourrait faire le 9 mars. Plus surprenant, Henri Guaino, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, réfléchit également à se porter candidat. Bref, la droite pourrait rapidement être confrontée à une multiplication des candidatures qui risque de tendre un peu plus le débat.

    Les législatives de 2017, autre sujet de discorde

    Car les sujets de discorde ne manquent pas. Nicolas Sarkozy veut que le futur candidat reprenne le projet mis au point par le parti. Une idée rejetée notamment par Alain Juppé. Le prochain point de discorde, ce pourrait être les investitures aux élections législatives de 2017. Sur ce sujet-là, deux lignes s'affrontent. Nicolas Sarkozy veut désigner les candidats dès le mois de juin pour explique-t-il, « déconnecter les investitures de la primaire ».

    Hors de question pour ses adversaires, qui suspectent l'ancien président de vouloir se servir de ses investitures comme d'un moyen de pression. Alain Juppé par exemple, veut pouvoir disposer de vrais soutiens, d’une majorité solide, s’il venait à l'emporter en 2017. Sur ce sujet-là comme sur d’autres, la bataille promet d'être acharnée.

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