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    France

    Le personnel du tribunal de Bobigny dénonce un manque criant de moyens

    media A Bobigny, des magistrats, avocats et fonctionnaires à bout ont lancé lundi un «appel» au gouvernement pour qu'il ne laisse pas «couler» le deuxième tribunal de France. BERTRAND GUAY / AFP

    Magistrats, avocats, fonctionnaires, c'est tout le personnel du tribunal de Bobigny qui s'est retrouvé ce lundi matin pour lancer un appel. La deuxième juridiction de France a exprimé son ras-le-bol, sa colère, face aux manques de moyens financiers et d'effectifs. Reportage.

    Des audiences supprimées en raison du manque de magistrats, des affaires qui sont traitées dans des délais hors normes, tous les services du Tribunal de grande instance de Bobigny ont livré le récit édifiant de la façon dont est rendue la justice dans ce département de la Seine-Saint-Denis.

    « Moi, je suis choquée aujourd’hui, reconnait la juge aux affaires familiales (JAF) Nathalie Rubio. C’est que j’ai vraiment l’impression qu’on est dans une situation de déni de justice et également d’inégalités dans l’accès au droit. A Paris, vous attendez trois mois pour voir un juge, à Bobigny, vous allez attendre un an. »

    → A (RE)LIRE : France: les plus hauts magistrats dénoncent une « justice affaiblie »

    Et la liste des dysfonctionnements est longue. Des greffiers qui doivent acheter eux-mêmes des stylos, des salles d'audience qui n'ont pas de chauffage. « On n’arrive pas à enregistrer les procédures papier, explique la magistrate Lucille Rouet. On a besoin de papier, de choses écrites pour prendre des décisions. Mais les procédures, pour qu’on sache où elles sont – parce qu'il faut de la traçabilité désormais – il faut que des greffiers ou des fonctionnaires les enregistrent. Or il n’y a pas assez de fonctionnaires et de greffiers, donc les procédures elles s’entassent dans les bureaux d’ordre. C’est là que les procédures arrivent et elles ne sont pas enregistrées, donc on ne peut pas prendre de décision. C’est ça le problème de Bobigny, c’est que le système est en train d’étouffer. »

    « Je veux qu’on m’envoie un Samu judiciaire »

    Le barreau de Seine Saint-Denis a donc décidé d'attaquer l'Etat en déni de justice. Son bâtonnier Stéphane Campana a lancé « l'appel de Bobigny ». Il dénonce « la misère de la justice, le manque de moyen, le budget indigent et pour Bobigny, où le problème est multiplié par dix, je veux qu’on m’envoie un Samu judiciaire. Nous avons un tribunal au bord d’une mort annoncée, on envoie un Samu quand il y a un grand malade qui agonise ».

    Et le bâtonnier poursuit : « Les gens sont jugés dans délais absolument déraisonnables. Le délai n’est plus du tout celui prévu par les textes, par les grands principes et la convention européenne des droits de l’homme, et en ce qui concerne Bobigny, la France mériterait tous les jours d’être sanctionnée. »

    → Lire aussi : Aide juridictionnelle: les avocats en colère contre Christiane Taubira

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