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    France

    Affaire Bygmalion: Nicolas Sarkozy mis en examen

    media Cette mise en examen est un nouveau coup dur pour Nicolas Sarkozy. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été mis en examen mardi 16 février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

    Après une journée passée dans le bureau du juge d’instruction du pôle financier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Le magistrat soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d’euros. L’ancien chef de l’Etat a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance.

    Cette mise en examen s'inscrit dans le cadre de l'affaire Bygmalion, du nom de la société qui organisait les meetings du candidat Sarkozy en 2012. Pour compenser les dépenses de l’UMP dont le plafond avait été largement dépassé, l'entreprise avait mis en place un système de fausses factures. Plusieurs cadres de Bygmalion ont reconnu l’existence de cette fraude, mais aucun protagoniste n’a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l’avoir décidée ou en avoir eu connaissance. L’enquête montrerait cependant que l’ex-président a demandé et obtenu plus de meetings, et qu’il avait été mis au courant du risque de dépassement du plafond.

    Un nouveau coup dur pour Nicolas Sarkozy

    Cette mise en examen est un nouveau coup pour le président du parti Les Républicains, déjà inculpé depuis 2014 pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes. La gauche, elle, se frotte les mains. Dans les couloirs de l’Assemblée, ce mardi, elle ne se privait pas de rappeler que Nicolas Sarkozy a d’autres affaires qui le menacent. « Ce n’est peut-être même pas la dernière dans toutes celles dans lesquelles il est engagé », relevait ainsi Bruno Le Roux, le chef du groupe PS au palais Bourbon.

    A droite, certains, comme le député Daniel Fasquelle, se disent sereins. Une mise en examen peut se solder par un non-lieu, fait-il valoir. L’affaire Bettencourt l’a montré. « Qui peut penser que Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la campagne présidentielle, comptait les chaises, les écrans, alors qu’il était président de la République et candidat en campagne ? » interroge le député du Pas-de-Calais.

    Mais d'autres élus des Républicains le reconnaissent : l'avenir s'assombrit encore plus pour Nicolas Sarkozy. Pour ses rivaux à la primaire, François Fillon ou Jean-François Copé, c’est le scénario rêvé. Mais pas question d’enterrer pour autant l’ex-chef de l’Etat. Le député Philippe Gosselin, qui soutient Hervé Mariton à la primaire, reste beau joueur : « Nul n’a intérêt à jeter de l’huile sur le feu. Je rappelle que les primaires sont faites pour départager les candidats d’une même famille politique. Ne le perdons pas de vue. »

    Après un conseil national parasité par les ambitions personnelles et des sondages au point mort, la justice vient compliquer encore un peu le retour pourtant bien préparé de Nicolas Sarkozy. Ses rivaux à droite n'ont pas besoin d'en rajouter.

    → sur le même sujet, lire aussi la Revue de la presse du jour avec à la Une : Mauvaise passe pour Nicolas Sarkozy

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