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    Mise en examen de Nicolas Sarkozy: la longue route vers 2017

    media Nicolas Sarkozy, ici lors d'un meeting au siège de Les Républicains à Paris, le 16 septembre. REUTERS/Charles Platiau

    Nicolas Sarkozy a donc été mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012. L'ancien président devra s'expliquer sur le dépassement du plafond légal prévu pour les dépenses électorales. En revanche, l’ancien président a simplement été placé sous le statut de témoin assisté dans le volet Bygmalion pour les chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance.

    Les proches de Nicolas Sarkozy s'y préparaient. L'information de son audition prochaine a circulé dans les allées du conseil national des Républicains le week-end dernier. Les éléments de langage étaient donc prêts à être utilisés. « Je note une forme d'acharnement sur Nicolas Sarkozy qui sous la Ve République a été suivi, ausculté... Rien ne lui aura été épargné mais, jusqu'à maintenant... chaque fois cela a débouché sur un non lieu... Je fais confiance à la justice pour arriver à la même issue », assurait ce mercredi matin Eric Ciotti, l'un de ses principaux lieutenants, chez nos confères France Info.

    De même Brice Hortefeux, un très proche de l'ex-chef de l'Etat, a estimé sur Radio Classique que « jamais la situation d'un homme public n'a été autant disséquée, décortiquée, passée au microscope » et, selon lui, « cela peut être une force » pour la suite.

    Les rivaux de la primaire en embuscade

    Cette affaire complique l'avenir de Nicolas Sarkozy d'abord, parce que cette mise en examen tombe à neuf mois de la primaire et qu'elle vient parasiter son opération reconquête.

    Du côté de ses proches, on pense au contraire que cela va requinquer, souder les troupes derrière leur champion. Les fans de Nicolas Sarzkoy ne manqueront pas encore une fois de dénoncer une « injustice ».

    Chez ses rivaux de la primaire, on se frotte évidemment les mains, à commencer par le meilleur ennemi de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé. « Les magistrats qui ont dit qu'ils ne mettaient pas en examen, ça a été une épée de Damoclès qui a disparu parce que jamais je n'aurais imaginé d'être candidat si j'étais été en examen » a déclaré l'ancien président de l'UMP dimanche soir sur France2.

    Le grand brûlé de la droite, emporté par l'affaire Bygmalion, annonce sa candidature à la primaire. Il se présente aujourd'hui en homme blanchi et voit son rival empêtré à son tour.

    Pour l'instant, seuls Hervé Mariton et Alain Juppé ont apporté un soutien poli à l'ancien président-candidat. « Comme tout citoyen, Nicolas Sarkozy a droit à la présomption d'innocence » a twitté le maire de Bordeaux. François Fillon et Bruno Le Maire eux gardent le silence sur le mode « inutile d'en rajouter ». Mais hors micro, un filloniste nous confie que « ça commence à faire beaucoup... Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est affaibli…».

    Comment faire campagne quand les mises en examen s'empilent ? Imaginez les débats face à ses adversaires qui ne manqueront pas d'en parler... Et son image, déjà clivante, en pâtit aussi.

    Nicolas Sarkozy peut-il encore être candidat ?

    Le conseil national du week-end dernier parasité par les ambitions personnelles et le discours de Nicolas Sarkozy a été boudé par ses adversaires. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à lui adresser des piques à la tribune.

    Les sondages ne décollent pas. Nicolas Sarkozy reste toujours loin derrière Alain Juppé avec une dizaine de points de retard.

    Et d'autres rendez-vous avec la justice attendent l'ancien président. Le 22 mars prochain, la Cour de cassation rendra sa décision sur la validité ou non des écoutes dans l'affaire Paul Bismuth.

    Peut-il cependant renoncer ? Pour un cadre des Républicains, ce serait « comme un aveu de culpabilité ».

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