GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 26 Août
Samedi 27 Août
Dimanche 28 Août
Lundi 29 Août
Aujourd'hui
Mercredi 31 Août
Jeudi 1 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Droit du travail: Valls conquérant, la résistance s'organise

    media Manuel Valls (g), Myriam El Khomri (c) et Emmanuel Macron sur le site de l'usine Solvay où ils ont rencontré des salariés et des apprentis. Chalampé, le 22 février 2016. REUTERS/Sebastien Bozon

    Le Premier ministre doit gérer la colère qui monte en France contre la réforme du Code du travail. Une pétition avec plus de 200 000 signatures en quelques jours, des syndicats qui s'organisent et se réunissent demain à l'appel de la CGT. La fronde monte en France contre le projet de loi El Khomri du nom de la ministre du Travail. Une ministre soutenue ce lundi par Manuel Valls et son collègue de l'Economie lors d'un déplacement à Mulhouse, dans l’est de la France.

    Avec notre envoyée spéciale à Mulhouse,  Valérie Gas

    Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron ont affiché l’image d’une équipe soudée et respectueuse lors de leur déplacement à Mulhouse. Le ministre de l’Economie tout sourire s’est fait très discret derrière le Premier ministre, mais il était très attendu. « Avec monsieur Macron ce serait bien ». Sur le site de l’usine Solvay près de Mulhouse, un employé veut une photo avec Emmanuel Macron, dont Manuel Valls salue l’action juste après.

    « Soyez assurés qu’avec Myriam El Khomri et Emmanuel Macron, qui représentent aussi une génération de ministres qui sont solidaires et qui ensemble veulent faire gagner ce gouvernement parce qu’ils veulent faire gagner la France, nous sommes déterminés pour tout mettre en œuvre pour cela », a dit le chef de l'exécutif.

    Tout faire et notamment une réforme du Code du travail qui fait pourtant polémique à gauche, une pétition contre le texte a déjà réuni 200 000 signatures. Une situation que le Premier ministre veut calmer. « Il y a de fausses informations qui sont répandues y compris dans la pétition. C’est ce débat qui va faire avancer les choses. »

    « Il y en a qui sont encore au XIXe siècle. Moi et les ministres ici présents, nous sommes résolument dans le XXIe siècle et nous savons qu'économie et progrès social peuvent aller de pair », a poursuivi Manuel Valls.

    Vers un passage en force?

    Un salarié interpelle Manuel Valls : « Ce sont 15 millions de salariés qui sont soumis au Code du travail aujourd’hui. Ces 15 millions sont dans l’inquiétude et on vous demande clairement, monsieur le Premier ministre, de faire en sorte que ces inquiétudes soient levées définitivement et surtout de ne pas aller trop loin dans l'objectif. »

    Une réforme gagnant-gagnant avec plus de libertés pour les entreprises et plus de droit pour les salariés, affirme le trio. Une réforme qui sera débattue à l’Assemblée et, espère Manuel Valls, sera adoptée sans l'article 49.3 de la Constitution, qui permet d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter un texte sans vote des parlementaires.

    Pour l'instant en tout, le passage en force est officiellement exclu. La méthode du gouvernement passera par le « débat » et la « discussion », a répété Manuel Valls à l'usine. Myriam El Khomri a jugé « ni souhaitable, ni nécessaire » le recours à l'article 49.3. De récentes déclarations de la ministre avaient pourtant laissé penser que le gouvernement envisageait cette possibilité, déjà utilisée en 2015 pour une autre réforme d'inspiration social-libérale.

    Du remous du côté syndical

    En attendant, la résistance au projet se met en branle. Outre cette pétition en circulation, la riposte syndicale semble s'organiser. La CGT a décidé de prendre l'initiative d'inviter les autres organisations syndicales à discuter d'« une réaction forte et unitaire du monde du travail ». Forte c'est le souhait de tous, unitaire c'est autre chose car les syndicats français ne sont pas parvenus à se rassembler tous sur un même mot d'ordre depuis fin 2013, et c'était alors contre le Front national.

    Mais les principaux aspects du projet de réforme du code du travail apparaissent aux centrales syndicales comme un moyen de les affaiblir : qu'il s'agisse de la primauté donnée aux accords d'entreprise en matière de temps de travail, du recours au référendum pour valider des accords minoritaires, des indemnités prud'hommales plafonnées.

    Toutes les organisations affirment que ce projet fait la part trop belle aux revendications patronales. Une impression qu'ils estiment confirmée par la satisfaction qu’affiche Pierre Gattaz, le patron du Medef. Toutefois, plusieurs rencontres semblent dès à présent nécessaires avant d'aboutir à un éventuel accord intersyndical.

    L'organisation a invité la FSU, FO, Solidaires, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, l'Unef et l'UNL (lycéens) mardi à 18h dans ses locaux, à Montreuil, près de Paris, « afin d'échanger sur l'analyse de la situation sociale, économique et politique » de la France.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.