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    France

    Evacuation de la «jungle» de Calais: un sursis pour les migrants

    media Des bénévoles de l'association Care 4 Calais dans la partie sud de la jungle de Calais, le 22 février 2016. REUTERS/Pascal Rossignol

    L'Etat leur avait laissé une semaine pour quitter la «jungle» de Calais, dans le nord de la France. Le délai expirait ce mardi, mais le tribunal administratif de Lille, saisi par un groupe de réfugiés, a précisé que son jugement sera communiqué mercredi ou jeudi.

    Sommés de quitter d'ici ce mardi 23 février au soir la « jungle » de Calais, un « abcès » que le gouvernement français veut absolument réduire, les migrants ont obtenu un répit, le temps que la justice française rende sa décision sur la légalité de l'opération. La décision de la juge, présente ce mardi dans le bidonville, devrait être finalement communiquée mercredi ou jeudi.

    Depuis dix jours et l'annonce de l'Etat de démanteler la partie sud de la jungle, de plus en plus de voix s'élèvent contre la décision des autorités françaises.

    A commencer par celles des associations qui viennent en aide aux migrants et qui sont à l'origine du référé. Elles estiment qu'en demandant aux exilés de quitter la jungle pour des centres d'hébergement d'urgence, l'Etat ne fait que déplacer le problème. Et surtout, que les chiffres avancés sont faux : la préfecture assure que l'évacuation concerne un millier de personnes, mais selon les associations, plus de 3 400 personnes vivraient en fait dans cette partie de la jungle.

    Personnalités et associations signent une pétition

    Ces critiques ont aussi été émises par une liste de 250 intellectuels, politiques et organisations, qui réclament l'annulation de cette évacuation. Pour Eric Fassin, sociologue et signataire de la pétition, cette « solution » n’en est pas une. « On a une situation qui se répète depuis des années, rappelle-t-il, faisant référence au centre de Sangatte. Mais aussi l’année dernière encore, c’est l’Etat qui a réuni tous les bidonvilles en un seul derrière des barbelés. Et on savait déjà que ça ne marcherait pas, souligne-t-il. En fait, l’Etat crée des conditions impossibles en enfermant les gens derrière des barbelés sans leur donner les moyens de survivre, et ensuite constate que ça ne marche pas et donc expulse, chasse, détruit. Y compris ce que les gens ont réussi à construire, comme par exemple des espèces de petites écoles, des petits lieux collectifs qui permettent d’avoir une petite vie. En fait, l’Etat fait semblant de gérer un problème en faisant miroiter par exemple la possibilité d’accueillir dans des logements, mais en réalité ce n’est qu’une manière de repousser le problème, de le déplacer en chassant les gens et donc en donnant le sentiment qu’on fait quelque chose. »

    De leur côté, le gouvernement et les autorités locales multiplient déclarations et initiatives pour convaincre du bien-fondé de l’opération. Ce lundi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a promis d’agir « par la persuasion » pour inviter les migrants à quitter la jungle.

    Chronologie et chiffres clés
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    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.