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    France

    Hollande reconnaît «l'impact» des essais nucléaires en Polynésie

    media Le dernier essai nucléaire français dans l'atoll de Fangataufa en Polynésie, le 28 janvier 1996. AFP

    Après Wallis et Futuna, le président de la République a achevé sa visite en Polynésie française par un geste fort : la reconnaissance par l'Etat français de « la dette nucléaire » à l'égard de cet archipel grand comme l'Europe. 20 ans après les derniers essais nucléaires, retour sur une visite au cours de laquelle François Hollande n'a cessé de marteler qu'« ici c'est la France ».

    Avec notre envoyé spécial à Papeete, Florent Guignard

    Il y a eu des chants, des danses, des fleurs et des colliers de fleurs. Des remerciements. Et un président spécialiste du monoï vantant les mérites de cette huile connue pour ces vertus nourrissantes. « Il n’y a de monoï que tahitien », s'exclame François Hollande.

    Il y a eu aussi un traditionnel bain de foule au marché de Papeete, avant d'aborder le lourd dossier de la dette nucléaire. Une vieille revendication locale.

    Reconnaissance

    François Hollande prononce les mots qu'on attendait ici : « Je reconnais que les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires », a déclaré le président français devant des élus polynésiens.

    Plus généralement, François Hollande a reconnu « solennellement » la contribution de la Polynésie à la force de dissuasion nucléaire française. « Sans la Polynésie française, la France ne se serait pas dotée de l’arme nucléaire et donc de la force de dissuasion. »

    Pas de repentance, mais une reconnaissance solennelle et une façon de « tourner la page ». Le président français a aussi promis de meilleures indemnisations pour les victimes et des moyens contre le cancer. « Le traitement des demandes d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu », a-t-il assuré.

    « Dette nucléaire »

    La « dette nucléaire » est une dotation annuelle qui visait à compenser la perte d'activité économique engendrée par la cessation des essais en 1996, « sera sanctuarisée » et « son niveau sera dès 2017 rétabli à plus de 90 millions d'euros », a promis François Hollande, répondant là encore à une demande pressante des élus locaux.

    Une aide sanctuarisée au nom de l'égalité réelle, à 15 000 kilomètres de Paris. « Grâce à vous, et je le dis aussi à Wallis-et-Futuna, la France est partout dans le monde et quand on dit qu’on va au bout du monde. Non, on va au bout de la France. »

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