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    France

    Tribune d'Aubry: Matignon tempère, Hollande reste muet

    media La maire de Lille Martine Aubry a signé avec des responsables de la gauche du PS, des écologistes et des intellectuels une tribune dans «Le Monde», féroce pour François Hollande et Manuel Valls. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    « Trop, c'est trop ! » Martine Aubry est en colère contre le gouvernement. Dans une tribune publiée mercredi dans le journal Le Monde, l'ancienne ministre, ex-numéro un du Parti socialiste, signe une charge particulièrement violente contre la politique du gouvernement. Selon elle et plusieurs autres signataires de renom, le gouvernement ferait courir le risque d'un « affaiblissement durable de la France ». Du côté des proches de Manuel Valls, on préfère parler de clarification entre deux gauches. Quant au chef de l'Etat... pas de réaction.

    Cette tribune, c'est un moment de clarification, explique-t-on dans l'entourage de Manuel Valls. Le réquisitoire de Martine Aubry marque un désaccord profond avec la politique du gouvernement. Et ce n'est pas vraiment une surprise à Matignon. Avec une pointe d'ironie, on rappelle que ce n'est pas la première fois que la maire de Lille s'en prend à l'exécutif. Cette nouvelle charge était donc attendue, la seule question était de savoir, dit-on, quand elle allait arriver.

    Sans vouloir donner vraiment l'impression de minimiser l'impact de ce texte, dans l'entourage du Premier ministre, on le rattache à d'autres initiatives : c'est le même format que l'appel à la primaire publié dans Libération. Puis tout de suite, on poursuit en s'interrogeant : quel est le statut de cette tribune ? Demander un changement de ligne, l'abandon de la loi El Khomri ? Mais pour quoi faire puisqu'il n'y a pas d'autres propositions constructives ?

    « Entendre les attentes du terrain »

    La principale critique de Martine Aubry porte sur le projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri. Une critique à laquelle la ministre a réagi en affirmant qu'elle « se ne sentait absolument pas fragilisée ». « Tout le monde est libre d’écriture des tribunes, mais la situation économique et sociale de notre pays nous impose d’entendre les attentes du terrain et d’y répondre », a-t-elle ajouté.

    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a estimé que c'est une « faute politique de s'en pendre à ce point, avec autant d'outrance, au gouvernement, à la majorité à laquelle nous appartenons tous (...) Je ne comprends pas qu'on profite de ces moments difficiles pour jouer finalement contre son camp ».

    La riposte se veut mesurée, mais ferme sur le mode : les signataires de la tribune voudraient qu'à quatorze mois de la présidentielle, on fasse l'inverse de ce qu'on a fait pendant quatre ans. Le parti pris à Matignon, c'est qu'il n'y a que la gauche qui peut faire les réformes de structure et que c'est l'intérêt des Français.

    Le président ne répond pas

    Si l'on tempère du côté de Matignon, qu'en est-il du côté de la présidence ? Arrivé en Argentine, pour la première visite d'un président français depuis 1997, François Hollande est resté sans réaction face à la tribune réquisitoire de Martine Aubry sur sa politique, rapporte notre envoyé spécial à Buenos Aires, Florent Guignard.

    Au moment où tombait la tribune assassine de Martine Aubry, l’Airbus présidentiel est resté cloué au sol, ce matin à Lima, en raison d’une panne. François Hollande a dû prendre le Falcon de secours.

    A l’arrivée à Buenos Aires, on espérait bien une réaction du président. Eh bien non. Seule réponse fournie par l’entourage du chef de l’Etat : « Il est hors de question que le président réponde à une tribune de l’étranger… »

    La conférence de presse que FH devait tenir aux côtés du président argentin, Mauricio Macri, s’est transformée en simple déclaration conjointe pour célébrer l’amitié franco-argentine. Volonté de François Hollande d’éviter les questions qui fâchent ? Fébrilité dans la délégation.

    A la demande de l’Elysée, l’ambassadeur de France est même venu voir les journalistes pour expliquer que c’était le président argentin qui ne voulait pas de conférence presse. Ca avait déjà été le cas, c’est vrai, lors de la récente visite ici de Mateo Renzi, le Premier ministre italien.

    En tout état de cause, en six jours de déplacement, de la Polynésie jusqu’en Uruguay, il n’y aura pas une seule conférence de presse de François Hollande - ça n’arrive jamais dans les voyages officiels. Fortement contesté par son propre camp, François Hollande laisse l’image d’un président... bunkérisé.

    → sur le même sujet lire aussi la Revue de la presse du jour : L’implosion de la gauche

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