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    France

    Action française en Libye: face aux fuites, Le Drian lance une enquête

    media Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a lancé une enquête, suite à la parution d'informations sensibles sur l'action de la France en Libye. REUTERS/Delmi Alvarez

    Le ministre français de la Défense est fâché. Jean-Yves Le Drian a lancé mercredi 24 février une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale », après la publication d'un article du quotidien Le Monde faisant état d'une présence des forces spéciales françaises et d'espions de la DGSE sur le sol libyen, dans le cadre d'actions clandestines.

    « Quand des opérations secrètes ont lieu, le but n’est pas qu’elles soient révélées, pour la sécurité des hommes et des opérations », explique-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

    Le ministre français de la Défense serait en effet ressorti remonté de sa lecture du dernier article de Nathalie Guibert, en charge des questions de défense au journal Le Monde.

    Une journaliste généralement très bien informée et qui, dans cet article intitulé « La guerre secrète de la France en Libye », lève un coin du voile sur les plans de l'armée française dans ce pays.

    Des opérations très ciblées, préparées par des actions discrètes, voire secrètes. Des actions militaires non officielles, alors que depuis des mois, l'Elysée et le Quai d'Orsay ne cessent de répéter que rien ne se fera en Libye sans demande d'un gouvernement d'union nationale.

    Or, pour le moment, les Libyens n'ont rien demandé, même s'ils semblent tolérer des actions ponctuelles de la part des Etats-Unis.

    Objectif : trouver les sources de la journaliste

    L'enquête lancée par le ministère, confiée à la Direction de la protection de la sécurité de la défense, est une procédure prévue par l'article 413-10 du Code pénal. Elle vise les sources du quotidien. La compromission du secret défense est une infraction passible de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

    Certains officiers de l'état-major ont parlé à Nathalie Guibert. « Plusieurs sources ont indiqué au Monde que la lutte contre les terroristes pouvait couvrir des opérations clandestines, menées par le service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) », écrit la journaliste.

    « Les premières engagent la France car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l’uniforme. Les secondes sont aussi assurées par des militaires mais restent invisibles », ajoute-t-elle.

    Mais le ministère ne peut ignorer que de nombreux sites internet spécialisés et installés à l'étranger donnaient depuis samedi dernier des informations extrêmement détaillées sur le déploiement des forces françaises en Libye, véritable « secret de Polichinelle » (voir ici par exemple).

    Notre consœur en faisait d'ailleurs état : « La ligne fixée par le président François Hollande repose, pour l’heure, sur des actions militaires non officielles. Elles s’appuient sur des forces spéciales - leur présence, dont Le Monde a eu connaissance, a été repérée dans l’est de la Libye depuis mi-février par des blogueurs spécialisés. »

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