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    France

    «Jungle» de Calais: «évacuation» et pas «expulsion»

    media Une partie du bidonville appelé «jungle» de Calais sera donc démantelée a décidé le tribunal administratif de Lille (25 février 2016). REUTERS/Pascal Rossignol

    Sa décision était attendue. Le tribunal administratif de Lille a finalement tranché en faveur de l'Etat : le démantèlement de la partie sud de la «jungle» de Calais, où vivent au moins 1000 migrants aura bien lieu. Il ne s'agit toutefois pas d'une «expulsion», terme employé au départ par la Préfecture du Pas-de-Calais dans son arrêté, mais bien d'une évacuation. Une évacuation que l'Etat promet progressive.

    Après l'annonce de la justice administrative, Fabienne Buccio, la préfète du Pas-de-Calais ne peut réprimer son sourire L'évacuation de la zone sud du bidonville aura bien lieu, tout en douceur promet la représentante de l'Etat. « On prendra le temps», ce qui importe, c’est que la démarche soit engagée, explique la préfète. « Une fois qu’une démarche s’engage, quel intérêt d’annoncer une date butoir ? Le tout est de savoir que l’on arrivera au bout et c’est ça qui est important. Le recours à la force publique, on n’en a nul besoin parce que nous allons agir dans la persuasion et que nous avons déjà libéré quatre hectares sans aucun recours à la force publique.» La persuasion passe notamment par les maraudes initiées il y a une dizaine de jours qui ont déjà convaincu 500 personnes de quitter le bidonville, selon la préfecture.

    Bataille de chiffres et bataille judiciaire

    Du côté des associations à l'origine du référé devant le tribunal administratif, l'attente a finalement laissé place à la colère car elles partaient confiantes après la visite dans le camp, en début de semaine, de la juge des référés. Depuis l'annonce de l'évacuation, il ya deux semaines, les associations martellent que les migrants sont bien plus nombreux dans cette partie de la jungle que ce que laisse entendre l'Etat. La préfecture dit avoir dénombré entre 800 et 1000 personnes mais il y aurait près de quatre fois plus selon les associations.

    C'est un retour en arrière dénonce Christian Salomé, le président de l'association l'Auberge des Migrants. « Envoyer des réfugiés de guerre, en plein hiver, sur les routes dans nos régions je trouve que d’un point de vue humain, c’est l’humanité qui recule… La justice française, si elle suit cette humanité, je ne comprends pas !»

    Jointe par RFI, Maître Bonnier, l'avocate des associations engagées dans cette procédure, assure que ça n'est là que le premier acte... « Nous sommes prêts à nous battre », dit-elle. Les organisations humanitaires prévoient déjà un recours devant le Conseil d'Etat.

    ► à (ré)écouter : 24 heures dans la jungle de Calais [reportage]

    Dans la boue de la «jungle» de Calais, un camion de terrassement creuse une nouvelle route, le 25 février 2016. REUTERS/Pascal Rossignol

     

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