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    France

    Crise agricole en France: qui détient les clés du problème?

    media Le président Hollande au Salon de l'agriculture samedi 27 février 2016. REUTERS/Christophe Petit Tesson/Pool

    Finies les photos et les dégustations gourmandes. La visite du président Hollande au Salon de l'agriculture, samedi 27 février, a été limitée à cinq heures, et François Hollande a été hué et insulté peu après son arrivée. Les agriculteurs français appellent à une meilleure régulation des marchés pour lutter contre la surproduction actuelle dans la filière élevage, qui fait chuter les prix. Mais de l'Union européenne, du gouvernement français ou des professionnels de la filière qui détient la solution ?

    A l'Elysée, on avait tout fait pour limiter les dégâts. De nombreux rendez-vous à l'abri des regards, un épais cordon de sécurité et surtout, aux côtés de François Hollande, le tout-puissant patron de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Peine perdue.

    En moins d'une heure, porte de Versailles à Paris, le chef de l'Etat a rejoint une longue liste, celle des responsables malmenés au Salon de l'agriculture. Contre-attaque des conseillers : « On savait que ce serait difficile, mais François Hollande, lui, est venu. Alors qu’en 2010, Nicolas Sarkozy n’avait même pas inauguré le Salon. »

    Une tentative pour ériger le chef de l'Etat en « président courage ». Une politisation du dossier agricole, aussi. Fin des quotas laitiers, poids de la grande distribution ; tout le long de sa visite, le président a désigné le principal responsable de la crise à ses yeux : son prédécesseur.

    Nicolas Sarkozy est ainsi accusé d'avoir fait une loi qu'il faudra revoir, selon M. Hollande, qui a trahi par la même sa faiblesse politique, puisque candidat, il avait fait de l'agriculture l'un des grands enjeux de son mandat.

    Enrayer la surproduction

    Dans la classe politique, on s'engouffre. Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France et candidat à la dernière présidentielle, accuse les responsables politiques de venir en pleurs au chevet de l'agriculture à l'occasion du Salon, alors qu'ils ont bradé à Bruxelles la politique agricole commune.

    De son côté, le gouvernement, qui a annoncé plusieurs centaines de millions d'euros d'aides aux agriculteurs ces derniers mois, demande à la Commission européenne de prendre à son tour des dispositions énergiques pour enrayer la surproduction.

    Prudent, le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, affirme avoir pris la mesure du problème. Mais à l'exception de sa volonté de faire lever l'embargo russe sur les produits européens, il ne s'engage pas avant le prochain Conseil des ministres de l'Agriculture à la mi-mars.

    Les éventuelles décisions devront atteindre le consensus des Vingt-Huit. Pendant ce temps, le distributeur Intermarché apprend qu'il fait l'objet d'une enquête de Bruxelles pour avoir tenté, avec son concurrent Leclerc, d'acheter la viande de porc au prix jugé décent par le gouvernement, ce qui serait discriminant à l'égard des pays tiers.

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