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    France

    Migrants: démantèlement de la zone sud de la «jungle» de Calais

    media Des ouvriers démantèlent une partie du camp de migrants, dite «jungle», à Calais, le 29 février 2016. REUTERS/Pascal Rossignol

    La date n'avait pas été annoncée, mais la décision était attendue. L'Etat français a entamé, ce lundi, le démantèlement de la zone sud de la « jungle » de Calais, terrain sur lequel vivent des centaines voire des milliers de migrants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni. Une mesure rendue possible par sa validation en justice la semaine dernière. Un démantèlement qui se déroule dans le calme.

    « Il n'y aura pas de recours à la force publique, car nous allons agir par la persuasion », avait promis la semaine dernière Fabienne Buccio, préfet du Pas-de-Calais. Persuasion des migrants encore présents dans cette zone de la « jungle » de rejoindre les structures d'accueil mises à leur disposition.

    Le centre d'accueil provisoire de la «jungle» de Calais pour ceux qui veulent toujours tenter la traversée vers le Royaume-Uni ou les centres d'accueil et d'orientation pour ceux qui changent de projet migratoire et qui décident de demander l'asile en France.

    Des maraudes sociales ont été menées pour proposer ces alternatives. Et certaines avaient encore lieu ce matin, mais le démantèlement a tout de même commencé sous haute protection policière.

    Des dizaines de cars de CRS étaient stationnés à proximité des lieux. Une mesure préventive, assure le préfet du Pas-de-Calais, justifiée par la présence, dit-elle, d'extrémistes qui incitent les migrants à ne pas quitter les lieux. Des militants No Border, favorables à l'abolition des frontières. Une Britannique appartenant au mouvement a été interpelée dans la matinée.

    Problème de communication

    En revanche, avec les migrants, le dialogue devait prévaloir. Mais il a cédé la place à des incendies volontaires et des jets de pierre. La faute aux autorités estime Maya Conforti de l'association L'auberge des migrants, présente dans la jungle ce lundi. « Le gouvernement n’a pas tenu sa promesse de faire les choses calmement et de démanteler des cabanes vides. Ils ont vraiment évacué les gens. »

    « Notre priorité est de mettre à l'abri tous les gens qui vivent là dans des conditions précaires » répond la préfecture, qui souligne que le dialogue avec les migrants ne date pas d'hier. Mais pour Maya Conforti, il aurait fallu le poursuivre.

    « Il y a de 2 700 personnes qui sont parties depuis le mois d’octobre mais l’annonce du gouvernement de démanteler la jungle d’une manière pacifique date de jeudi dernier. Or, ils n’ont fait ça que vendredi. Ils ont fait ça pendant 24h, c’est tout », s'indigne-t-elle.

    Et pour Maya Conforti, les options de relogement ne sont pas nécessairement satisfaisantes. Il ne reste que 100 places dans le centre d'accueil provisoire de Calais. Les autres doivent rejoindre de simples tentes dans la partie nord de la Jungle. Les autorités, elles, espèrent convaincre un plus grand nombre de demander l'asile en France et être relogés ailleurs dans le pays. Un choix encore fait ce lundi par 43 personnes.

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