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    France

    Sommet franco-britannique: Londres débloque 22 millions d'euros pour Calais

    media Francois Hollande et David Cameron à Amiens lors du 34ème sommet franco-britannique, le 3 mars 2016. REUTERS/Philippe Wojazer

    Le 34ème sommet franco-britannique se tient ce jeudi 3 mars à Amiens dans le nord de la France. François Hollande et David Cameron doivent notamment aborder l'épineux dossier des migrants à Calais. Ce matin, des Iraniens se sont cousus la bouche pour alerter sur leur situation. Londres a promis vingt-deux millions d'aide supplémentaire à la France pour l'aider à gérer la situation à Calais.

    Le 34e sommet franco-britannique se tient ce jeudi 3 mars à Amiens dans le cadre des commémorations du 100e anniversaire de la bataille de la Somme, la bataille la plus meurtrière de la Première guerre mondiale. 

    François Hollande et David Cameron marchent au Mémorial brittanique de Pozières, près d'Amiens, le 3 mars 2016. REUTERS/Yoan Valat/Pool

    François Hollande et David Cameron ont entamé leur rencontre par une visite du cimetière où sont enterrés les soldats anglais et français tombés dans la région, avant de donner une conférence de presse. « La France et la Grande-Bretagne sont deux pays forts qui défendent ensemble les mêmes valeurs et partagent les mêmes objectifs », a déclaré François Hollande. En effet, les deux pays encouragent le cessez-le-feu et les négociations de paix en Syrie. Ils exigent de la Turquie qu’elle ne confonde pas un mouvement d’opposition (kurde) avec Daech.

    Enfin, la France et la Grande-Bretagne souhaitent aussi régler le problème des réfugiés en leur permettant de rester au plus près de leur pays. Selon eux, il faut donc apporter une aide à la Jordanie, à la Turquie, mais aussi à la Grèce pour la mise en place de centre d'accueil effectifs.

    Le président français a également demandé au Pre

    REPORTAGE Le démantèlement de la zone sud de la jungle de Calais se poursuit 04/03/2016 - par Guilhem Delteil Écouter

    mier ministre britannique d'agir rapidement pour régler le sort des mineurs isolés dans le camp de Calais qui veulent rejoindre leur famille au Royaume-Uni.

    A l'occasion de ce sommet, Londres a annoncé le déblocage de vingt-deux millions d'euros pour sécuriser la région de Calais et venir en aide aux réfugiés. Cette enveloppe s'ajoute aux quelque soixante millions d'euros déjà versés par les Britanniques dans le cadre des accords du Touquet. La région Nord-Pas-de-Calais réclame, elle, une remise à plat de ces accords.

    FRANCE _Son Henri LABAYLE " Situation du Royaume-Uni " 17h 03/03/2016 - par RFI Écouter

    François Hollande met en garde Londres sur la question des migrants en cas de «Brexit»

    Lors de ce sommet, François Hollande a averti qu'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aurait des conséquences multiples, notamment sur la question des migrants de Calais. « Il ne faut pas faire peur, mais dire la vérité : il y aura des conséquences si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, (...) y compris sur la question des personnes », a-t-il déclaré aux côtés de David Cameron. « Ça ne remettra pas en cause les relations historiques amicales entre le Royaume-Uni et la France mais ça aura des conséquences, y compris sur la manière de gérer les situations en matière de migrations », a insisté le président Hollande.

    Dans des déclarations au Financial Times quelques heures avant ce sommet, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, avait prévenu que la France pourrait, entre autre, cesser de retenir les migrants à Calais en cas de sortie du Royaume-Uni de l'UE.

    Plus largement, François Hollande a estimé qu'un « Brexit » aurait un impact « dans beaucoup de domaines », citant pêle-mêle « le marché unique » européen, « les places financières » et « le développement économique entre les deux pays. »

    Il y aura des conséquences si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne. Il y aura des conséquences dans beaucoup de domaines, sur le marché unique, sur les places financières, sur le développement économique de nos pays, y compris [...] en matière de migrations.
    François Hollande, président français 04/03/2016 - par Béatrice Leveillé Écouter

    Le camp du Brexit dénonce un « projet destiné à faire peur »

    C'est peu dire qu'à Londres, le sommet d’Amiens et l’évocation d’une possible remise en cause du traité du Touquet si le Royaume-Uni quittait l'Union européenne a provoqué des réactions épidermiques dans le camp du Brexit, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Pour ceux qui font campagne en faveur d’une sortie de l’UE, cette menace de la France a été orchestrée à la demande de David Cameron pour faire peur aux Britanniques.

    « Pure propagande », « chantage », « foutaises » : la suggestion faite par le président Hollande et son ministre de l’économie Emmanuel Macron de ne plus retenir les migrants à Calais si Londres quittait le giron européen a mis les partisans du Brexit dans une colère noire. A commencer par le plus flamboyant d’entre eux, le maire de Londres, Boris Johnson : « Ecoutez, ce traité a été conclu entre la Grande-Bretagne et la France il y a plusieurs années, ça n’a rien à voir avec l’UE. Je pense que tout ça fait partie d’un projet destiné à faire peur aux gens et les inciter à rester alors que tout tend à prouver que nous avons plutôt intérêt à reprendre notre destin en main. »

    D’autres députés conservateurs et de nombreux porte-paroles de la campagne pour quitter l’UE ne croient pas non plus à une remise en question du traité du Touquet et accusent la France de se prêter au jeu alarmiste de David Cameron, tout comme d’autres pays qui ont intérêt à voir Londres rester au sein des 28. La question des réfugiés à Calais ne cesse de prendre de l’ampleur car les pro et anti-Brexit savent que l’immigration est un aspect-clé du référendum et pourrait faire basculer les électeurs d’un côté ou de l’autre de façon décisive.

    Paris et Londres renforcent leur coopération sécuritaire

    Au-delà de ce sujet brûlant, les deux pays ont également évoqué le renforcement des liens entre la France et la Grande-Bretagne en matière de sécurité. Paris et Londres vont d'ailleurs investir « plus de deux milliards d'euros » dans un programme commun de fabrication de drone militaire. Il s’agit de renforcer la lutte contre le terrorisme mais également de faire face à la crise des migrants.

    Nous nous sommes mis d’accord pour investir ensemble 1,5 milliard de livres (1,94 milliard d'euros) dans des drones de nouvelle génération.
    David Cameron, Premier ministre britannique 04/03/2016 - par Béatrice Leveillé Écouter


    Des migrants iraniens se cousent la bouche pour protester

    Le démantèlement de la zone sud de la « jungle » de Calais se poursuit. Désormais, près de 2 hectares, où se trouvaient des cabanes et des installations de fortune, ont été détruits.

    Si contrairement à lundi, il n'y a pas eu de heurts entre migrants et force de l'ordre, ces opérations entraînent des gestes extrêmes. En signe de protestation, une dizaine d'habitants de la « jungle » se sont cousu la bouche ces deux derniers jours, indique notre envoyé spécial à Calais, Guilhem Delteil.

    Mercredi 3 mars, ils sont huit migrants iraniens à s’être mutilés après avoir perdu leurs maisons. « L’action peut choquer mais les raisons sont totalement compréhensibles. Ils ont perdu leur maison, ils le montrent », explique Elias, un jeune parisien engagé bénévolement auprès de plusieurs associations de la « jungle ».

    Ce jeudi, un autre Iranien s'est aussi lui aussi cousu la bouche. Mais si ses compatriotes l'avaient fait à l'abri des regards, lui s'est mutilé face aux caméras. Rejoint par quelques-uns de ceux qui avaient initié ce geste, il s'est approché des CRS qui sécurisent la zone de démantèlement en brandissant une pancarte sur laquelle était inscrit en anglais : « allez-vous nous écouter maintenant ».

    Interpellée, la préfète du département exprime son émotion, mais affirme que rien ne justifie ce genre d'extrémités. Ses services cherchent à identifier les personnes concernées pour leur offrir une aide médicale et leur trouver une solution de relogement. Mais cela, simplement dans le cadre du dispositif déployé pour tous les migrants de la « jungle » de Calais.

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