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    France

    Emmanuel Macron préparerait-il l'après-Hollande?

    media Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, à Paris, le 9 février 2016. REUTERS/Philippe Wojazer

    Il est celui qui fait bouger les lignes, celui qui déclenche les passions à gauche. Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie est visiblement très ambitieux. Il va bientôt lancer son mouvement politique et devrait également publier deux livres dans les prochains mois. Emmanuel Macron pose des jalons pour les échéances futures car hors de question pour lui de se ranger derrière Manuel Valls.

    La rivalité n’a cessé de croître ces derniers mois entre les deux hommes. Résultat : le jeune ministre de l’Economie n’hésite plus aujourd’hui à se démarquer publiquement de son Premier ministre. Exemple le plus marquant : lorsqu’Emmanuel Macron fait part de son « inconfort philosophique » sur la question de la déchéance de nationalité : « on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale », juge-t-il cinglant. Une petite phrase qui passe mal du côté de Matignon d’autant que cette question de la déchéance a provoqué une vraie cassure au sein du parti socialiste.

    Sur deux autres sujets, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée a également fait valoir sa différence. D’abord sur l’accueil des réfugiés quand d’un côté Manuel Valls appelle à Munich à ne pas accueillir davantage de réfugiés, Emmanuel Macron défend lui l’idée d’un fonds franco-allemand destiné à mieux les accueillir.

    Dernier sujet de brouille, le terrorisme. « Nous avons une part de responsabilité, explique sur ce sujet le ministre de l’Economie, parce que ce totalitarisme se nourrit de la défiance que nous avons laissée s'installer dans la société ». En clair, le terrorisme se nourrit selon lui des discriminations et des inégalités. Un discours que ne veut pas entendre Manuel Valls. « Aucune excuse sociale, sociologique et culturelle ne doit être cherchée au terrorisme », réplique-t-il quelques jours plus tard. Bref, la tension monte entre les deux hommes et au-delà de la rivalité, ce sont bien deux lignes qui sont en train de s’affronter.

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    Une partie de la gauche du PS séduite

    Le plus étonnant c’est que le ministre semble désormais séduire une partie de la gauche du parti socialiste car il donne l’impression de défendre les valeurs de gauche à l’heure où le parti socialiste ne sait plus à quel saint se vouer. C’est lui qui défend sur la question des réfugiés un certain humanisme, c’est lui qui combat la déchéance de nationalité, une idée venue de la droite et de l’extrême droite. Résultat : certains membres de l’aile gauche du PS saluent ses prises de position. 

    Bien sûr, sur les questions d’économie, la rupture est totale entre le libéral Macron et les frondeurs socialistes. L’an passé, ce sont eux qui luttaient d’arrache-pied pour empêcher l’adoption par le Parlement de la loi Macron, mais un an après, les deux tendances se retrouvent désormais sur les questions sociétales et pour l’ancien ministre Benoît Hamon, représentant de l’aile gauche du PS, aujourd’hui « Emmanuel Macron donne beaucoup plus de gages de gauche que Manuel Valls ». C’est ce qu’il a dit mercredi soir devant des militants socialistes lyonnais. 

    Si l’aile gauche du PS se rapproche du ministre de l’Economie, c’est surtout pour faire barrage à Manuel Valls. Pas question pour les proches de Martine Aubry et pour les frondeurs que ce soit lui qui représente le PS en 2017. Il faut donc par tous les moyens stopper son ascension.

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    Un parti et deux livres

    Et du coup, Emmanuel Macron commence, lui, à réfléchir à son avenir et il n’écarte pas l’idée d’une candidature à la présidentielle de 2017, du moins, si François Hollande devait renoncer. On n’en est pas encore là, mais le ministre commence à poser des jalons. L’hebdomadaire L’Obs nous apprend ainsi qu’il va lancer son mouvement, à mi-chemin entre le laboratoire d’idées et le parti politique. Le trentenaire devrait également publier deux livres dans les prochains mois. L’un sur la place de la France dans le monde, le second plus court, aura des allures de manifeste. 

    Bref, Emmanuel Macron se prépare, bien conscient de sa popularité grandissante autant à gauche qu’à droite. « Le moderne, c’est lui », a même estimé ce vendredi matin le député Les Républicains Pierre Lelouche qui l’a invité à adhérer à son parti, comme quoi, l’opération séduction menée par Emmanuel Macron ne cesse de porter ses fruits.

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