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    France

    Code du travail en France: l'épreuve du feu syndical pour Manuel Valls

    media Le Premier ministre français Manuel Valls, photographié le 22 février dernier lors d'une visite d'usine à Chalampé en compagnie des ministres du Travail Myriam el-Khomri et de l'Economie Emmanuel Macron. SEBASTIEN BOZON / AFP

    Début de semaine très chargé pour Manuel Valls. A partir de ce lundi 7 mars 2016, et jusqu'à mercredi, le Premier ministre français reçoit un à un les partenaires sociaux, pour discuter des amendements éventuels à apporter au projet de loi el-Khomri. Une réforme du Code du travail très décriée, et qui fait poindre le risque d'une mobilisation sociale dans le pays.

    La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) ouvre le bal. Son numéro un Philippe Louis est reçu par Manuel Valls ce lundi 7 mars, en présence des ministres du Travail et de l'Economie, Myriam el-Khomri et Emmanuel Macron. Ensuite, toujours ce lundi, c'est au tour de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO). Mais le Premier ministre verra également Laurent Berger, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), ainsi que François Asselin, numéro un de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).

    Objectif de ces consultations pour le gouvernement : prendre le temps pour trouver le point de juste équilibre, sans dénaturer son projet de loi sur le travail. Le Premier ministre, qui va entendre individuellement les organisations syndicales et patronales, est prêt à revoir le curseur pour certaines mesures. Mais pas question selon lui de toucher à la philosophie générale du texte. Problème : si les syndicats réformistes sont prêts à faire des propositions, les autres réclament le retrait pur et simple du texte. Côté patronat, l'idée est de sauver les grandes lignes, et notamment des mesures de flexibilité, tout en acceptant certains aménagements.

    Le risque d'une mobilisation sociale dans les rues françaises mercredi

    Trouver un consensus ne sera pas chose facile. Manuel Valls a jusqu'au 24 mars, date de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, pour tenter de convaincre organisations de salariés et d'étudiants. Le gouvernement est confronté à une très forte opposition, dont une pétition d'un million de signatures. Le Premier ministre a repoussé la présentation du projet de 15 jours, afin d'apaiser les inquiétudes. Une partie des syndicats se mobilise dès mercredi pour exiger le retrait du texte. Les améliorations suggérées par M. Valls suffiront-elles ? Rien n'est moins sûr. Toute modification dans le sens des salariés serait perçue comme un recul par les organisations patronales.

    Parmi les points qui fâchent les syndicats : les critères du licenciement économique, le décompte du temps de travail en forfaits jour dans les petites et moyennes entreprises (PME), les accords d'entreprise sur le temps de travail et le plafonnement des indemnités prudhommales pour licenciement abusif. Sur ce dernier point, la CFDT « ne lâchera pas », promet M. Berger. Mais FO assure de son côté que la réécriture d'un ou deux articles sera insuffisant. Pour le syndicat, c'est tout le texte qui doit être revu. Même son de cloche du côté de la Confédération générale du travail (CGT) : Philippe Martinez a demandé ce lundi au gouvernement de « remettre les compteurs à zéro ».

    → À la Une de la revue de presse française : quel avenir pour la loi el-Khomri ?

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