GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 24 Juin
Samedi 25 Juin
Dimanche 26 Juin
Lundi 27 Juin
Aujourd'hui
Mercredi 29 Juin
Jeudi 30 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Loi Travail: Manuel Valls sous haute pression

    media De gauche à droite: Myriam El Khomri, ministre du Travail, Manuel Valls, Premier ministre, et le ministre des Finances, Emmanuel Macron, le 7 mars à Matignon. JACQUES DEMARTHON / AFP

    Le gouvernement doit trancher ce week-end avant son rendez-vous lundi avec les partenaires sociaux. Pour le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés Macron et El Khomry la principale carte à jouer est auprès de la CFDT, seul syndicat réformiste mais qui refuse « d’être instrumentalisé » et pose ses conditions  Les négociations s’annoncent donc rudes.

    Week-end studieux autour de Manuel Valls pour Emmanuel Macron et Myriam El Khomri, qui doivent impérativement trouver avant lundi le fameux compromis « dynamique et ambitieux » promis par le Premier ministre pour sortir de l’impasse sur la loi Travail, et éviter de devoir battre en retraite comme Dominique de Villepin y avait été contraint en 2006 avec le CPE.

    Face à la fronde des jeunes, l’hostilité des syndicats et la grogne d’une partie de la gauche, le gouvernement va désormais devoir trouver les voix de passage avec la CFDT, à nouveau au centre des négociations, seul syndicat réformiste et partenaire habituel du gouvernement.

    Le ralliement de la centrale à la loi Travail est désormais plus que primordial. Mais il ne se fera pas sans condition. La CFDT a réaffirmé samedi sa volonté de voir le texte sérieusement amendé, faisant notamment du retrait de la barémisation des indemnités prudhommales une condition sine qua non.

    A défaut, la CFDT menace elle aussi de se mobiliser. Les négociations s’annoncent donc extrêmement serrées tout le week-end entre Matignon et la centrale de Laurent Bergé, avec semble-t-il une seule question : jusqu’où Manuel Valls peut-il accepter d’aller dans l’édulcoration du texte initial ?


    Le syndicats « réformistes » dans la rue

    Ce samedi, ce sont les syndicats « réformistes » qui ont mené des actions à Paris et dans toute la France contre le projet de loi Travail. On les nomme « réformistes » parce qu'ils ne réclament pas le retrait du projet de loi mais sa modification en profondeur. Cinq syndicats ont lancé l'appel : la CFDT, l'Unsa, la CFTC, la CFE-CGC et la Fage pour les étudiants. Les rassemblements étaient beaucoup plus clairsemés que lors des manifestations de mercredi dernier. Près de 700 personnes étaient rassemblées à Paris, place de la République, selon les chiffres de la police, 300 à Rennes, des dizaines dans plusieurs autres villes.

    Jean-Marc Cicuto de la CFTC se dit plutôt confiant :’Si aujourd’hui on est entendus, à partir de là on devrait pouvoir retourner à la table des négociations.’ Mais dans le cas contraire, le conflit devrait se poursuivre même si tous les syndicats n’ont pas encore définis leur stratégie.
    Reportage au coeur du rassemblement parisien 12/03/2016 - par Pauline Gleize Écouter

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.