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    France

    Le procès de l'affaire des Cols rouges de l’Hôtel Drouot s'ouvre à Paris

    media Cinquante personnes, des Cols rouges chargés du transport et de la manutention des objets destinés à être vendus à Drouot, et six commissaires-priseurs, sont jugés à partir de lundi 14 mars 2016. DR

    C'est ce lundi 14 mars que s'ouvre au palais de justice de Paris le procès des manutentionnaires de l'Hôtel des ventes de Drouot. 50 personnes, dont six commissaires-priseurs et de nombreux Cols rouges chargés de la manutention des objets destinés aux ventes aux enchères comparaissent devant le tribunal correctionnel, accusés d'avoir organisé un vaste système de vol et de revente d'œuvres d'art. Un scandale sans précédent qui avait terni la réputation de l'Hôtel Drouot, le plus grand espace de ventes aux enchères au monde.

    Ils étaient une institution et se targuaient même d'être la plus vieille corporation ouvrière de France. Pendant 150 ans les Savoyards ont régné sur l'Hôtel des ventes. Cent-dix manutentionnaires, reconnaissables à leur col rouge, détenant le monopole du transport des objets d'art. Un privilège qui a permis toutes les dérives.

    Le scandale éclate en 2009 lorsqu'une toile de Gustave Courbet dérobée lors d'une succession ressurgit à Drouot, son nouveau propriétaire est l'un de ces Cols rouges. Les enquêteurs perquisitionnent alors les locaux de l'union des commissionnaires de l'Hôtel des ventes et ils découvrent une véritable caverne d'Ali Baba.

    «Petite mémé »

    Les policiers mettent la main sur des carnets de comptabilité intitulés Yape, vol en argot, indiquant les objets et l'équipe ayant participé au vol. Et les vols privilégiés des commissionnaires étaient ceux qu'ils appelaient : « petite mémé ». Il s'agissait d'une succession d'une personne décédée seule, avec des héritiers lointains et où le commissaire-priseur ne faisait qu'un léger inventaire des objets. Selon eux, il était alors facile et non risqué de voler.

    La quasi-totalité des 110 Cols rouges apparait dans ces relevés. Une coutume, plaident les Savoyards pour leur défense. « Ils avaient des listes d’objets à retirer. Ceux qui n’étaient pas dans la liste, que devaient-ils en faire ? Dans ce contexte, il y a eu des récupérations d’objets délaissés. On a voulu jeter un discrédit total et ce discrédit était une façon de vouloir supprimer toute une corporation de gens d’origine modeste. C’étaient des Savoyards qui travaillaient lourdement, à aucun moment ils n’ont eu l’intention de voler, à aucun moment ils ne considèrent avoir volé », explique maître Léon Forster, avocat de neuf commissaires.

    Des objets revendus par l'intermédiaire de commissaires-priseurs peu regardants. Les Cols rouges allant jusqu'à tenir le marteau selon l'expression, en enchérissant sur leurs propres objets. Un système juteux, protégé de tout temps par la loi du silence comme une mafia dans le monde des enchères de l'Hôtel Drouot.

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