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    France

    France: 130 médecins et biologistes réclament une autre législation sur la PMA

    media Début juin 2014, des centaines de femmes ont reconnu publiquement avoir enfreint la loi française pour bénéficier d’une PMA à l’étranger. AFP/Dominique Paget

    En France, 130 médecins et biologistes de la reproduction reconnaissent avoir aidé des couples homosexuels et des femmes seules à avoir des enfants. Ils signent un manifeste paru dans le journal Le Monde, et revendiquent leurs actes en infraction avec la loi puisque la PMA est réservée aux seuls couples hétérosexuels ayant des problèmes de fertilité. Parmi cette liste figure le professeur René Frydman, celui qui a donné le jour à Amandine, le premier bébé-éprouvette français, âgée aujourd’hui de 34 ans.

    Selon René Frydman, il s'agit de rétablir des incohérences de la loi française en ce qui concerne la PMA (procréation médicalement assistée). Les signataires du manifeste réclament une réunion gouvernementale en faisant « table rase » de ce qui existe actuellement afin d’améliorer une situation qui ne cesse d’évoluer. Un plan contre l’infertilité audacieux qui doit accompagner le désir d’enfant. Ces médecins avouent qu’ils ont « aidé et accompagné des couples et des femmes célibataires dans leur projet d’enfant » car la loi n’est pas adaptée. Ils souhaitent que la PMA soit ouverte à toutes les femmes.

    Le point essentiel est d'éviter la marchandisation du corps. Cela veut dire tout faire pour que le marché lucratif des dons cesse. Un exemple parmi d’autres, qui favorise voire alimente ce trafic : en France, une jeune femme aujourd’hui en bonne santé ne peut conserver ses propres ovocytes, elle est obligée de le faire à l’étranger en Espagne, en Grande-Bretagne, en Belgique où c’est autorisé. C'est étonnant, lorsqu'on sait qu’en France, un homme est autorisé à conserver son sperme en paillettes.

    Un parcours semé d'embûches

    Un principe également qui n’aide pas les femmes en désir tardif d’enfant. C’est ainsi que de nombreux parents se tournent une fois encore vers l’étranger. Pour les signataires du manifeste, le développement de cette forme de don non commercial doit être encouragé alors même que certains frais pour une donneuse de l’étranger sont remboursés par la sécurité sociale.

    Il y a également la qualité des embryons exportés. Leur analyse génétique présente de nombreuses anomalies. 60 % d’entre eux sont non viables et dans certains cas peuvent poser problème à la receveuse d’où des échecs, des complications et encore des fausses couches. Une contradiction supplémentaire qui ne permet pas aux équipes médicales de suivre ces couples. Le parcours est semé d’embûches alors qu’il serait préférable de les accompagner avec moins de souffrances pour de meilleurs résultats.

    La PMA, une promesse de François Hollande

    Enfin, il ne faut pas oublier une autre interdiction, celle du don de sperme pour une femme célibataire alors même que le droit lui reconnait d’élever ou d’adopter un enfant. Ces quatre points contenus dans ce manifeste résument l’incohérence d’une loi même si une petite mesure a été prise il y a quelques mois, celle d’autoriser une femme sans enfant à donner ses ovocytes.

    Une disposition jusque-là réservée à une femme ayant déjà eu des enfants mais qui ne sera pas suffisant pour régler la pénurie d’ovocytes. Sans aucun doute, les défenseurs de la famille avec la Manif pour tous ont ralenti jusqu’à paralyser le processus. Ce manifeste se veut donc un réveil des consciences. Rappelons que le sujet de la PMA faisait partie des promesses de François Hollande.

    En 1971, 343 Françaises, dont les auteures Simone de Beauvoir ou Françoise Sagan, avaient signé un manifeste dans lequel elles avouaient avoir eu recours à l'avortement, alors interdit. Deux ans plus tard, des médecins reconnaissaient en pratiquer. Leurs textes avaient pesé dans le débat et en 1975, une loi a dépénalisé l'avortement.

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