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    Salah Abdeslam: de Molenbeek aux attentats de Paris, itinéraire d'un suspect clé

    media Salah Abdeslam sur une photo diffusée le 17 novembre par la police belge. AFP PHOTO / HO / FEDERAL POLICE OF BELGIUM

    Salah Abdeslam, l'homme le plus recherché d'Europe depuis les attentats de Paris, a été arrêté ce vendredi 18 mars à Bruxelles, après quatre mois de traque. Hospitalisé hier soir suite à une blessure légère, il a été transféré ce samedi matin au parquet belge, où devrait se poser la question de son extradition vers la France. Les autorités françaises espèrent pouvoir faire la lumière sur de nombreuses zones d'ombre et déterminer son rôle exact durant les attentats. Portrait de ce suspect clé.  

    Pour ses amis, ceux qui l'ont connu depuis son enfance, Salah Abdeslam est à l'opposé du profil jihadiste. Buveur d'alcool, fumeur de cannabis. Son père le décrit comme un petit voyou, mauvais élève à l’école. Ses amis le disent fêtard, amateur de femmes et de football, de voitures et de beaux vêtements.

    Pendant un temps, il gérait avec son frère Brahim - l'un des kamikazes du 13 novembre - un café au cœur du quartier de Molenbeek, où il a grandi. Et selon le voisinage, il en émanait de fortes effluves de cannabis. Au point qu’un arrêté placardé sur la façade de l’établissement indiquait peu avant les attentats sa fermeture pour « consommation de substances hallucinogènes prohibées ».

    En 2009, ce Français d'origine marocaine - d’une famille de Bouyafar à l’est de Tanger - et résidant belge devient technicien de maintenance dans la Société des transports de Bruxelles, où travaille son père. Il est licencié en 2011 et se retrouve incarcéré un mois pour une affaire de braquage, dans laquelle figure aussi un certain Abdelhamid Abaaoud, désigné comme le cerveau des attentats de Paris.

    Voyages suspects

    En janvier 2015, Brahim Abdeslam tente de partir en Syrie et est interpellé en Turquie. Il est interrogé par la police à son retour. A ce moment-là, Salah est à ses côtés. Les deux hommes sont relâchés car ils ne présentaient pas de signes de menace, selon le parquet fédéral belge.

    Dans les mois qui suivent, jusqu'aux attentats, il est identifié dans pas moins de six pays européens. Il apparaît dans les radars de l'Ocam, l'organe belge de coordination pour l'analyse de la menace terroriste et figure dès lors sur une liste de 800 personnes soupçonnées d'avoir des velléités de se rapprocher de l'organisation de l'Etat islamique.

    En août 2015 par exemple, il se trouve avec Ahmed Dahmani. Ils effectuent ensemble un voyage en Grèce. Ahmed Damani est l'homme qui est suspecté d'avoir participé au repérage des cibles des attaques parisiennes.

    Le 9 septembre, le véhicule de Salah Abdeslam est contrôlé à la frontière austro-hongroise en provenance de Budapest. Il se trouve en compagnie de deux hommes soupçonnés d'avoir coordonné les attentats depuis la Belgique. Deux hommes dont Mohamed Belkaid, qui a été tué lors de la perquisition de l'appartement mardi.

    Un rôle encore trouble durant les attentats

    Il demeure des doutes quant au rôle exact de Salah Abdeslam dans les attentats du 13 novembre. Son implication, elle, est certaine, aux yeux des autorités françaises. Sur ce qu’on sait, il y a des éléments établis : Son nom apparaît dans les locations d’un certain nombre de logements utilisés par les commandos du 13 novembre. C'est à son nom aussi qu'ont été louées deux voitures utilisées par les terroristes.

    Aux yeux des enquêteurs français, Salah Abdeslam a donc été, a minima, le logisticien de ces attaques. Mais ils le soupçonnent aussi d'avoir eu pour projet de se faire exploser. Le communiqué de revendication du groupe Etat islamique évoque en effet des attaques dans le XVIIIème arrondissement, quartier épargné ce soir-là mais par lequel est passé Salah Abdeslam, dont l'ADN a été retrouvé sur une ceinture d’explosifs dans une poubelle de Montrouge, au sud de Paris.

    Au terme de quatre mois de cavale et de traque, Salah Abdeslam a finalement été arrêté ce vendredi 18 mars. Blessé à la jambe, il a été hospitalisé dans la nuit. Ce samedi matin, il a quitté l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles pour être transféré au parquet belge.

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