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    France

    Une fuite dans la presse aurait précipité l’arrestation d’Abdeslam

    media Arrestation d'un suspect lors de l'intervention policière belge pour retrouver Salah Abdeslam, le 18 mars 2016 à Molenbeek. REUTERS/VTM

    L’Obs a révélé, vendredi après-midi, que des empreintes digitales de Salah Abdeslam avaient été découvertes dans l'appartement perquisitionné à Forest, et qu'il serait peut-être l'une des deux personnes qui auraient pris la fuite mardi. La police belge a dû réagir rapidement et lancé l'assaut au pire horaire, 16h30, juste à côté d'une école dans une rue bondée. On a évité le pire, assure Claude Fontaine, directeur général de la police judiciaire belge.

    Le directeur général de la police judiciaire belge est formel : si l’intervention de la police du Royaume pour arrêter Salah Abdeslam s’est déroulée vendredi après-midi, et non samedi matin, comme les forces de l’ordre le souhaitaient, c’est à cause des révélations de L’Obs et de la chaîne belge VTM.

    « C’est vrai qu’une information publiée beaucoup trop tôt dans la presse nous a causé quelques soucis. Maintenant, nous sommes des professionnels, donc on anticipe les évènements », relativise-t-il quand même, au micro de RFI.

    Mais le patron de la police judicaire de fustiger « l'irresponsabilité » d'une « certaine presse »  : « On offre sur l’autel de l’audimat la sécurité de mon personnel, et ça je n’accepte pas, et la sécurité publique de la population. Vous savez qu’une des hypothèses sur laquelle on travaillait, et c’est celle qui a retenu notre attention sur la décision qui a dû être prise dans le cas l’interpellations de ces personnes, c’est le fait qu’elles pouvaient sortir avec une ceinture d’explosifs et mettre non seulement les policiers en danger, mais également la population environnante. Mais qu’est-ce qu’on veut ? On veut des résultats. Le résultat, on l’a. Alors il faut nous aider à obtenir le résultat. »

    D’où la question des policiers : « Si la présence de la presse, anticipée par rapport à l’intervention, a pour conséquence que les personnes que l’on souhaite interpeller disparaissent dans la nature, qu’est-ce qu’on nous dira le lendemain ? Ça fait quatre mois qu’ils sont là, et vous n’êtes pas capables de les trouver ? »

    Salah Abdeslam, arrêté vendredi, a passé sa première nuit en prison en Belgique où, malgré son refus, les procédures nécessaires à son transfèrement vers la France vont se poursuivre. Selon le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, le suspect clé des attentat du 13 novembre à Paris préparait sans doute une action à partir de la capitale belge, avec un « nouveau réseau ».

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