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    France

    La justice valide les écoutes de Nicolas Sarkozy et ouvre la voie à un procès

    media Nicolas Sarkozy en 2009 à Bruxelles. REUTERS/Yves Herman

    La cour de cassation a validé mardi 22 mars l'ensemble des écoutes de Nicolas Sarkozy dans la procédure qui vaut à l'ancien chef de l'Etat une mise en examen pour corruption active et trafic d'influence. Plus rien ne s'oppose désormais à un renvoi du chef des Républicains devant les tribunaux.

    La validation des écoutes, c’était bien sûr le scénario redouté par la défense de Nicolas Sarkozy. Pour l’ancien président de la République, le cauchemar est donc devenu une réalité. A l’exception d’un échange téléphonique entre son avocat et le bâtonnier de Paris, tous les enregistrements ont été validés par la Cour de cassation, la plus haute juridiction française. Ces fameuses conversations qui révèlent clairement une tentative de corruption d’un haut magistrat de la Cour de cassation en échange d’informations confidentielles.

    Nicolas Sarkozy, se croyant à l’abri d’écoutes judiciaires grâce à une ligne ouverte sous le nom d’emprunt de Paul Bismuth s’est donc retrouvé piégé comme un vulgaire délinquant et la Cour de cassation a légitimé la méthode utilisée par les juges d’instruction.

    « Ce qui a été retenu, c'est la possibilité d'écouter une personne alors même qu'elle a une conversation avec son avocat au seul motif que cette ligne a été ouverte sous un nom d'emprunt, s'indigne l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Patrice Spinosi. C'est aussi la possibilité d'avoir des écoutes, à filet dérivant, au long cours qui a été validée. »

    « Plus qu'une déception, poursuit-il, c'est en réalité une incompréhension. Il est clair qu'il y avait un très grand nombre d'irrégularités dans cette procédure et de méconnaissances des dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme. Et pourtant la Cour de Cassation a validé les éléments de cette procédure. C'est donc une procédure malade qui va continuer maintenant. »

    De toutes les affaires Sarkozy, celle-ci est sans doute la plus dangereuse pour l’ancien chef de l’Etat. Il est en première ligne, c’est sa voix que l’on entend dans les écoutes et en matière de trafic d’influence, ce n’est pas le résultat qui compte mais bien l’intention.

    Il appartient désormais aux juges de décider de la suite à donner à cette procédure, mais techniquement un procès pourrait se tenir l’an prochain. Le pire des timings pour Nicolas Sarkozy.

    « Evidemment, a conclu devant la presse Me Spinosi, Nicolas Sarkozy va continuer à se battre, à faire valoir ses droits et à demander à ce que justice soit faite dans cette affaire en considération des exigences du droit au procès équitable. »

    « Un caillou dans la chaussure » pour ses ambitions politiques

    Un procès l’empêcherait-il de se porter candidat à la primaire de la droite ? Son entourage veut en tout cas croire que non. Dans une actualité marquée par les attentats, les proches de l’ancien chef de l’Etat ont tenté mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour de cassation, à l’image du député les républicains Eric Ciotti. « C’est un élément de procédure qui ne préjuge en rien de la suite qui sera réservée à cette non-affaire », estime-t-il.

    Une non-affaire, car pour Daniel Fasquelle, le trésorier des Républicains, le dossier est vide. « Je suis très serein sur ce sujet. Vous avez vu qu’à de très nombreuses reprises, notamment l’affaire Bettencourt, la conclusion de l’instruction et du travail ça a été un non-lieu en faveur de Nicolas Sarkozy. Je suis convaincu que dans cette affaire comme dans les autres, tout ça se conclura par un non-lieu », affirme-t-il.

    Hors micro, les analyses sont pourtant d’une autre teneur. « Ce n’est pas bon, s’inquiète un soutien de l’ancien président, ça va polluer sa campagne. » Ce député dit redouter la tenue d’un procès en pleines primaires, dont l’impact pourrait être dévastateur.

    La candidature de Nicolas Sarkozy a-t-elle alors du plomb dans l’aile ? Le député Les Républicains Philippe Gosselin n’est pas loin de le penser. « Je pense que ça n’empêchera pas Nicolas Sarkozy de se présenter. En tout cas à cette date. On verra pour le 9 septembre à la date limite des candidatures ce qu’il en sera réellement. Mais politiquement, ça complique me semble-t-il. C’est un caillou supplémentaire dans la chaussure évidemment », pointe-t-il.

    Un caillou supplémentaire dont se serait bien passé Nicolas Sarkozy. Le patron des Républicains n’est jamais apparu autant en difficultés à huit mois de la primaire.

     

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