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    France

    Qui sont les jihadistes présumés des attentats de Paris et de Bruxelles?

    media Un policier belge cagoulé lors des opérations antiterroristes à Schaerbeek, le 25 mars 2016. REUTERS/Vincent Kessler

    Reda Kriket a été interpellé jeudi 24 mars en région parisienne, suspecté de projeter des attentats en France, selon le ministère de l’Intérieur. L’homme avait été condamné en 2015 par un tribunal belge, aux côtés de Abdelhamid Abaaoud et Najim Laachraoui. De son côté, Salah Abdeslam a révelé une autre information lors de ses auditions : Abdelhamid Abaaoud serait le responsable des attaques de Paris. Qui est en lien avec qui ? Qui a fait quoi lors des attaques de Bruxelles et Paris ? RFI fait le point.

    Il faut remonter au printemps 2015 pour comprendre les liens qui unissent Abdelhamid Abaaoud, Najim Laachraoui et Reda Kriket. Un procès s’ouvre alors à Bruxelles où 32 prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel. Seulement 13 d’entre eux se présentent devant la Cour. Parmi les absents : Abdelhamid Abaaoud, Najim Laachraoui et Reda Kriket, les trois jihadistes présumés des attentats qui ont frappé la Belgique et la France.

    Autre élément de révélé par les enquêtes : ces trois noms renvoient à une seule et même filière, celle de Khalid Zerkani. Il est considéré comme un prédicateur bruxellois, le plus grand recruteur de jihadistes en Belgique. Il était présent lors de son procès à Bruxelles qui s’est tenu l’an dernier. Condamné à 12 ans de prison, il a fait appel de la sentence.

    ■ Abdelhamid Abaaoud

    Tué lors du raid des policiers à Saint-Denis, il est considéré aujourd'hui comme le commandant opérationnel des attentats de Paris du 13 novembre dernier. Abdelhamid Abaaoud avait été condamné par contumace, à 20 ans de réclusion.

    Son nom apparaît dans le projet d'attentat déjoué révélé par le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve jeudi 24 mars.

    Abdelhamid Abaaoud est considéré comme le commandant opérationnel des attentats de Paris du 13 novembre dernier. REUTERS


    ■ Najim Laachraoui

    L’homme est considéré comme l'artificier des attentats de Paris et de Bruxelles. Najim Laachraoui s'est fait exploser mardi 22 mars à l'aéroport de la capitale belge. Il avait écopé de 15 ans de prison.

    Najim Laachraoui, 25 ans, l'un des kamikazes qui s'est fait exploser à l'aéroport de Bruxelles, le 22 mars. AFP

    Reda Kriket

    L’accusé est un ancien braqueur, soupçonné d'avoir financé le recrutement de jihadistes en Belgique. Reda Kriket avait écopé de 10 ans de prison, par contumace.

    Il a fallu plusieurs semaines d'enquête, d'importants moyens de surveillance et une coopération européenne intense et étroite pour parvenir à l'arrestation de Reda Kriket le jeudi 24 mars à Argenteuil, près de Paris. Un important dispositif policier pour, au final, une interpellation qui l'était tout autant aux yeux du ministre de l'Intérieur.

    Selon Bernard Cazeneuve, Reda Kriket « évoluait dans un réseau terroriste qui projetait de frapper la France ». Le ministre de l’Intérieur a déclaré que le suspect occupait un rang élevé dans cette organisation.

    Ce Français a été condamné en son absence en juillet dernier en Belgique, reconnu coupable d'être impliqué dans une filière d'acheminement de jihadistes en Syrie.

    L'homme est-il donc lié aux attentats du 13 novembre ou à ceux de Bruxelles mardi ? A ce stade, « aucun élément tangible » ne permet de faire le lien, a estimé Bernard Cazeneuve lors d’une déclaration faite jeudi 24 mars au soir place Beauvau.

    Salah Abdeslam, unique survivant des commandos qui ont frappé le 13 novembre dernier

    Le jeune homme a été condamné avec Abdelhamid Abaaoud pour braquage en 2010. Arrêté à Bruxelles quatre mois après les attentats de Paris, le jeune homme a commencé à parler avec les enquêteurs, selon BFMTV.

    Salah Abdeslam reconnaît des faits : la location à son nom de deux voitures et de logements utilisés par les terroristes du 13 novembre, et sa volonté de se faire exploser au stade de France avec une ceinture explosive. Mais il dit l'avoir fait à la demande de son frère, Brahim (qui s’est fait exploser devant le café Le Comptoir Voltaire) et qui lui aurait donné l’argent nécessaire à la préparation de ces attaques.

    Interrogé sur le nom du principal responsable de ces attaques, Salah Abdeslam parle alors de Abdelhamid Abaaoud. Il affirme ne l’avoir rencontré qu'une seule fois deux jours avant les attentats. Pour sa défense, Salah Abdeslam charge donc les morts. Mais ses déclarations se heurtent à certains éléments de l'enquête : il a notamment été condamné avec Abdelhamid Abaaoud pour braquage en 2010.

    Salah Abdeslam, unique survivant des commandos qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre dernier.

     

     



     

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