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    France

    France: sept pirates somaliens devant la justice

    media L’embarcation des pirates somaliens qui transportait Evelyne Colombo, enlevée sur son voilier, avait été interceptée le 11 septembre 2011 par un navire espagnol de la force Atalante. AFP PHOTO/SPANISH MINISTRY OF DEFENCE HANDOUT

    En France, sept pirates somaliens sont jugés à partir de ce mardi 29 mars à Paris. En 2011, dans le golfe d'Aden, ils avaient attaqué le bateau d'un couple de plaisanciers français. Christian Colombo, le skipper du Tribal Kat, avait été abattu lors de l'attaque.

    C'est le dernier procès d'une série de quatre affaires de piraterie jugées à Paris ces dernières années. Un procès qui, sans nul doute, sera aussi le plus douloureux.

    Le 8 septembre 2011, le Tribal Kat, un catamaran de 16 mètres flambant neuf, croise dans le golfe d'Aden. A son bord, Christian et Evelyne Colombo, le couple originaire de Toulon a tout vendu pour accomplir ce rêve : un tour du monde à la voile. Un rêve qui va tourner au cauchemar, lorsque surgit dans leur sillage un skiff somalien. Le Tribal Kat lance un appel de détresse, il est trop tard, des hommes lourdement armés montent à bord.

    Martin Pradel défend l'un de ces pirates. « Au début de la prise d’otages, explique-t-il, la victime va faire un geste qui va être mal compris, certainement, par l’un des pirates qui va lui tirer dessus et le tuer. Son épouse qui est sur le bateau ne va pas voir exactement la scène mais va évidemment comprendre ce qui s’est passé. Et la prise d’otages va durer ensuite plusieurs jours. Pendant plusieurs jours, elle va être dans huis clos total, rappelle l'avocat. La difficulté qui va être celle de la Cour d’assises, c’est que l’évidence de la souffrance de la victime s’oppose à la complexité de la situation de ces pirates. »

    « Se débarrasser des émotions, comprendre les raisons »

    Agés de 25 à 32 ans ces hommes se disent chauffeur de taxi, porteur ou encore pêcheur, une vie de misère plaident leurs avocats qui, à défaut d'excuser, tentent d'expliquer leur reconversion dans la piraterie.

    « La situation de ces jeunes Somaliens est très difficile. Ils sont détenus ici en France depuis quatre ans dans des conditions qui sont pour eux, très, très compliquées. (…) Ils abordent cette échéance cruciale avec beaucoup d’inquiétude, beaucoup de souffrance, souligne l'un de leurs avocats, Martin Pradel. Et c’est vrai que, lors de ce procès, on va surtout parler de la souffrance vécue par les victimes et cette situation va devoir amener la cour à se pencher très scrupuleusement, sans haine. Il va falloir se débarrasser peut-être de certaines émotions pour essayer de comprendre les raisons qui ont conduit à ce drame. »

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