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    France

    Procès des pirates somaliens: un dossier accablant pour la défense

    media Croquis représentant les sept pirates somaliens dans leur box au tribunal, le 29 mars à Paris. BENOIT PEYRUCQ / AFP

    Le procès de sept pirates somaliens s'est ouvert mardi 29 mars au palais de justice de Paris. La défense a tenté de minimiser le rôle des pirates, malgré un dossier très chargé. Leur assaut du Tribal Kat avait conduit à la mort du skipper Christian Colombo en 2011.

    L'image est frappante. La famille Colombo, blottie sur le banc des parties civiles et qui se sert les mains lorsque les sept pirates somaliens pénètrent dans le box. Ils sont coincés, ces pirates. Leurs avocats le savent bien car tous ont été interpellés en haute mer, les armes à la main, par un navire espagnol de la force Atalante. Avec Evelyne Colombo pour otage, qui a perdu son mari à bord du Tribal Kat.

    Ils tendent l'oreille pour suivre les débats dans une langue qui n'est pas la leur. Et lorsqu'ils déclinent leur identité, pour minimiser leur rôle, ils prennent le soin de préciser qu'ils n'étaient que de simples pêcheurs, embarqués dans une aventure qu'ils ne maîtrisaient pas.

    « Le procès va avoir pour but et pour intérêt principal de savoir si les accusés savaient qu'ils s'embarquaient dans une opération pirate, à quel moment ils l'ont appris, ce qui a pu les pousser, est-ce qu'ils ont été recrutés, est-ce qu'ils ont été forcés... Ce sont des questions qui vont se poser pendant le procès », explique Martin Reynaud, l'un des avocats de la défense.

    Cinq kalachnikovs mais pas de filets

    L'argument est balayé par la partie civile. « Ils étaient tous embarqués sur cette pirogue en connaissance de cause, en dépit de ce que certains déclarent. Ils savaient tous. Et c'étaient leur métier d'attaquer des bateaux, de prendre les otages. Lorsque l'on part non pas avec des filets de pêche mais avec cinq kalachnikovs et un lance-roquette sur une pirogue de neuf mètres, on sait que l'acceptation des risques, et par là-même de la violence, fait partie de l'équipée », explique Gérard Mino.

    Reconnaître qu'ils ont été des pirates, des vrais, non pas de pauvres pêcheurs, c'est ce que la partie civile attend des accusés au cours de ce procès. Ces derniers savent qu'ils n'échapperont pas à une condamnation.

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