GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Dimanche 25 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    France

    Abandon de la révision constitutionnelle: les réactions politiques

    media François Hollande après son annonce de clore le débat sur la révision constitutionnelle. Paris, le mars 2016. REUTERS/Stephane de Sakutin

    Le débat constitutionnel est clos. François Hollande renonce à convoquer le Congrès et à modifier la Constitution pour y inclure l'Etat d'urgence. La fin de quatre mois de débats et de déchirements sur la déchéance de nationalité et la démission fracassante de la ministre de la Justice Christiane Taubira. Une annonce faite à l'issue du Conseil des ministres alors que le président venait de recevoir les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. La classe politique n’a pas tardé à réagir.

    Cinq minutes d'allocution solennelle, visage figé et ton coupant, pour enterrer quatre mois de déchirements. Terminé le président qui voulait tant l’unité nationale. François Hollande désigne un coupable : l’opposition.

    « Je constate aussi qu'une partie de l'opposition est hostile à toute révision constitutionnelle (...) Je déplore profondément cette attitude. Car nous devons tout faire dans les circonstances que nous connaissons, et qui sont graves, pour éviter les divisions et écarter les surenchères », a fustigé François Hollande,

    Avec cette tentative de transformer l’échec personnel en arme contre l’adversaire, le chef de l’Etat prend aussi un risque : redescendre dans l’arène politique dans un contexte d’impopularité record. Surtout au moment où dans son camp conseillers ministres ou députés certains l’avouent sans fards : ils ne comprennent plus leur président. Pire encore pour François Hollande : certains de ses amis ont déjà tourné la page de son mandat. Commentaire cruel d’un cadre de la majorité : « il va falloir que la gauche survive à François Hollande ».

    L’immense regret de Manuel Valls

    Le Premier ministre a réagi après l'annonce par le chef de l'Etat de l'enterrement de la réforme de la Constitution. Manuel Valls, comme François Hollande et d'autres représentants de la majorité accusent la droite sénatoriale d'avoir refusé un accord

    Réponse de Gérard Larcher, le patron des sénateurs (Les Républicains) : François Hollande dit avoir voulu « dépasser les frontières partisanes. Je crains que ce vœu n'ait jamais véritablement dépassé les frontières du Parti socialiste ».

    Le président socialiste a « créé les conditions de l'échec » de la réforme, a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy. Il a rappelé que Les Républicains (LR) « étaient décidés à voter la déchéance pour les binationaux » mais que M. Hollande s'est ensuite « emmêlé » dans des « combinaisons d'appareil ». « A force de promettre tout et le contraire de tout, la réalité, c'est qu'il condamne le pays à un blocage et à l'immobilisme », a ajouté l’ex-président.

    « L'enfumeur est enfumé »

    Pierre Lellouche (LR) écrit : « Aujourd'hui l'enfumeur est enfumé et paye le prix d'avoir voulu faire des coups politiciens sur des sujets aussi graves que la sécurité de la Nation. »

    Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, estime que « le 16 novembre, le président de la République avait pris un engagement (...) Cet engagement, il ne parvient pas à le tenir. Il porte la faute sur l'opposition, mais la réalité, c'est que c'est l'ensemble du Parlement qui est concerné, parce que ce qu'avait dit François Hollande à Versailles, il n'a pas réussi à le faire accepter par son propre parti .»

    La dirigeante du Front national (FN), Marine Le Pen estime, quant à elle, que l'abandon de la réforme constitutionnelle « est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République ».

    Les « excuses » du PS 

    « Nous présentons nos excuses aux Français. Nous n'avons pas convaincu la droite (...) de rentrer dans l'union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste au pouvoir.

    Pour Christian Paul, député et chef de file des frondeurs socialistes « c'est la seule et sage décision possible : il fallait tourner la page, enterrer ce projet de révision constitutionnelle, qui a beaucoup divisé les Français. On ne peut pas réussir l'unité nationale, absolument nécessaire, contre les principes républicains. »

    Dans un communiqué, le Parti Radical de Gauche (PRG) « dénonce les manœuvres politiciennes de la droite sur la réforme constitutionnelle (...) Nous assistons à une manœuvre politique désolante alors que l'unité nationale face à la menace terroriste doit prévaloir et que de nombreuses concessions ont été faites par la gauche afin de faire l'union sur ce texte .»

    « L'échec présidentiel est cinglant »

    Pour le Parti communiste français, « l'échec présidentiel est cinglant. Voilà ce qui arrive quand on veut, contre son camp, courir sur les terres de la droite et de l'extrême droite (...) Isolé, ce pouvoir a fini par reculer. »

    Ce revers politique est le plus grave subi par François Hollande en près de quatre ans de présidence. A-t-il encore des chances d'être réélu pour un second mandat ? Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié ce mercredi, il serait éliminé dès le premier tour quel que soit son adversaire de droite.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.