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    France

    «Nuit debout» à Marseille: «Des individus qui se mettent au service des autres»

    media Des participants au mouvement Nuit debout débattant sur la place du cours Julien à Marseille, le 9 avril 2016. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

    Démarré sur la place de la République à Paris, le mouvement spontané Nuit debout fait des émules dans le reste de la France. On le retrouve désormais à Toulouse, Rennes, Lyon ou Marseille. Reportage dans la cité phocéenne où une centaine de personnes tentent chaque soir depuis le début de la semaine de se réapproprier le débat public.

    Avec notre correspondant à Marseille, Stéphane Burgatt

    Le phénomène commence à faire tache d'huile. Le mouvement spontané et qui se veut apolitique Nuit debout, né sur la place de la République à Paris le 31 mars dernier, essaime dans plusieurs villes de France. On retrouve cette volonté de reconquête du débat public notamment à Marseille. « Vous êtes les bienvenus. Motivez-vous », lance-t-on. Inlassablement depuis cinq soirs maintenant, les participants se retrouvent sur le cours Julien, une place piétonne du centre-ville.

    D'abord confidentiel, le mouvement a pris forme petit à petit. Ce samedi 9 avril, ils étaient 200. Beaucoup comme Romain Nguyen Van venaient pour la première fois. « Je suis enseignant et l’avenir de mes futurs élèves m'importe, explique-t-il. J’attends de voir quelles propositions se dégagent chez les jeunes contre le projet de la loi El Khomri. »

    « Porteur d'espoir »

    Un mouvement sans étiquette, sans chef, sans porte-parole, mais très actif sur les réseaux sociaux. Et chaque fin de journée, une poignée d'organisateurs s'activent, comme Gérald, professeur d'économie. « C’est des individus qui se mettent au service d'autres individus pour montrer que, quand on est plusieurs, sans organisation, sans argent, sans moyens extérieurs, sans quoi que ce soit, on peut faire des choses, se remettre en action, être convaincu qu’on peut le faire », définit-il.

    Loi El Khomri bien sûr, mais aussi coût des études, égalité des sexes, COP21, état d'urgence, de très nombreux thèmes sont abordés et c'est justement ce que venait chercher Zoé Jolive, étudiante aux beaux-arts. « Je ne suis pas énormément l’actualité, reconnaît-elle. Du coup, pour moi c’est plus un besoin de m’informer. Je trouve ça vraiment porteur d’espoir de voir que les gens au final se serrent les coudes malgré les différences ». Nul ici ne sait précisément quelle suite donner à ce mouvement qui se dessine spontanément et au quotidien.

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