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    France

    «Panama Papers»: perquisition au siège de la Société générale

    media Le siège du groupe, dans le quartier parisien de la Défense, a été perquisitionné mardi 5 avril 2016. REUTERS/John Schults

    Les retombées des «Panama Papers» se poursuivent à travers le monde. En France, une banque en particulier a été mise en cause : la société générale. Et aujourd'hui, on apprend dans le Journal du dimanche que le siège de l'établissement a été perquisitionné mardi dernier par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales.

    Cette perquisition a été menée dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées. Une enquête ouverte le 4 avril, c'est-à-dire le lendemain des premières révélations des « Panama Papers ».

    Des documents, notamment informatiques auraient été saisis. Mais pour l'instant, on ne sait pas quelle en est la teneur, et s'ils viennent corroborer les informations du journal Le Monde.

    Selon le quotidien, des filiales de la banque française auraient créé près d'un millier de sociétés offshores via le cabinet d'avocat Mossack Fonseca. Des sociétés au montage, semble-t-il, opaque. Les noms de dirigeants et actionnaires fictifs figureraient parfois à tous les niveaux de responsabilité.

    Une opacité que la Société générale, elle, dément. L'établissement bancaire a reconnu qu'une soixantaine de ces structures étaient encore actives. Mais assure qu'elles sont gérées de manière totalement transparente.

    Le directeur général de la Société générale se scandalise de ce qu'il appelle des amalgames. Frédéric Oudéa, fait valoir que le recours à une entité offshore pouvait avoir bien d'autres motifs que la fiscalité. Visiblement, l'argument n'a pas convaincu Marie-Georges Buffet, la député communiste a appelé à sa démission.

    ► A (RE) LIRE : «Panama Papers»: le directeur général de Société Générale sort de son silence

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