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    France

    France: le député Sirugue propose un revenu minimum ouvert aux jeunes

    media Le député socialiste Christophe Sirugue propose de revoir de fond en comble les minima sociaux et de créer un revenu minimum d'existence qui serait ouvert dès 18 ans, STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    Et si les minima sociaux étaient réformés en France ? Manuel Valls promet en tous cas des mesures très rapides pour les simplifier. Le Premier ministre français s'est aussi engagé à réfléchir à la réforme d'ampleur proposée par Christophe Sirugue, auteur du rapport « repenser les minima sociaux ». Le député socialiste a avancé plusieurs pistes.

    Trois scénarii de réforme sont proposés. Le premier, le plus rapide à concrétiser vise à mettre en œuvre d'ici à janvier prochain 12 mesures de simplification. Cette piste-là mettrait fin au cumul de certains dispositifs. Elle viserait aussi à rendre les montants versés aux allocataires du RSA, le Revenu de solidarité active, davantage prévisible.

    Deuxième piste : passer de 10 à 5 dispositifs à l'horizon 2020. L'allocation veuvage et le revenu de solidarité outremer, par exemple, serait intégré au RSA.

    Enfin, le troisième scénario, celui qui a la préférence du rapporteur : c'est celui de la création d'une « couverture socle commune » attribuée sous condition de ressource. Une base qui pourrait atteindre environ 400 euros par mois. A cette allocation pourrait s'ajouter un complément d'insertion, pour les 18-65 ans ou un complément de soutien pour les personnes âgées ou en situation de handicap.

    Au-delà de ces trois pistes de simplification, Christophe Sirugue préconise aussi l'extension du RSA aux plus jeunes. Jusqu'à présent, les conditions d'accès des moins de 25 ans au revenu de solidarité active sont très restrictives.

    Le coût d'une telle mesure est encore incertain. Selon le Trésor, cela pourrait aller jusqu'à 6,6 milliards euros. Mais ce montant ne prend pas en compte les économies effectuées sur les aides à la famille.

    → A (RE) LIRE : Des associations mobilisées contre la pauvreté des jeunes en France

    L'opposition dénonce une mesure électoraliste

    Des milliers de jeunes dans la rue contre la loi El Khomri, des centaines d'autres rassemblés tous les soirs depuis plus de deux semaines place de la République à Paris pour la « Nuit debout », Valérie Debord, porte-parole du parti Les Républicains, n'a aucun doute : créer un revenu minimum pour les jeunes précaires dès 18 ans n'est qu'un cadeau électoral, une façon de se racheter auprès de la jeunesse.

    « C’est dangereux de rentrer dans cette démarche d’assistanat, mais nous insistons surtout sur cette volonté de faire des promesses de précampagne qui nous paraissent pour le moins incongrues. Nous assistons à une stratégie du candidat François Hollande, candidat à la prochaine élection présidentielle, pour attirer une clientèle électorale », estime-t-elle.

    A gauche, l'idée est bien reçue, mais certains émettent quelques réserves sur ce « RSA jeunes ». Le député Pouria Amirshahi ne veut pas que l'Etat se retrouve tout seul à financer cette mesure qui profite aussi aux entreprises.

    « Attention néanmoins à avoir un système juste. Je rappelle que dans le RSA vous travaillez pour une entreprise, mais une partie de votre revenu est payé par l’Etat, ce qui pose quand même un petit problème. Donc vous avez y compris des libéraux qui sont pour le revenu minimum parce que ça les décharge, eux, d’une partie de ce qu’ils ont «normalement à leur charge », analyse Pouria Amirshahi sur la chaine LCP.

    Martine Aubry elle aussi fait entendre sa différence. Pour la maire de Lille, « mieux vaut donner un boulot à des jeunes plutôt qu'une allocation d'assistance ».

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