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    France

    France: le mouvement «Nuit debout» ne faiblit pas

    media Les partisans de «Nuit debout» rassemblés lors d'une assemblée générale quotidienne, place de la République, à Paris, le 18 avril 2016. PHILIPPE LOPEZ / AFP

    Le mouvement « Nuit debout » se poursuit en France. A Paris et dans de nombreuses villes de France, les rassemblements se poursuivent chaque soir. Dans la capitale, ils étaient une nouvelle fois très nombreux ce lundi 18 avril pour participer aux différents débats. Le mouvement ne semble pas s'essouffler. Reportage.

    L’affluence et la météo sont souvent très liées, place de la République. Ce lundi, le soleil brillait sur Paris et la place était bien remplie. Les vacances scolaires ont amené de nombreux lycéens et étudiants. C'est ce qu’a constaté ce manifestant de la première heure. « Je n’ai pas l’impression que ça s’essouffle, d’autant moins que d’après ce qu’on entend, il y a de plus en plus d’initiatives hors de Paris et c’est très bien, se réjouit-il. Je ne crois pas qu’il y ait de vraie angoisse de ce côté-là. Comme ce n’est pas un mouvement basé sur une sorte de pulsion énervée mais que c’est plutôt quelque chose de très calme et de très démocratique, il n’y a ni emballement, ni essoufflement. »

     → A (RE)LIRE : «Nuit debout»: un mouvement d'indignation français en passe de se pérenniser ?

    Comme le mouvement perdure, il semble vouloir avancer, notamment du côté de la communication. « On est en train de s’organiser pour justement voter pour des gens qui vont prendre la parole et représenter cette "Nuit debout", explique Hamid, présent depuis une semaine sur place. Tous les quinze jours, on change les trois personnes qui représentent "Nuit debout" pour que ça ne reste pas toujours les mêmes, pour que ça ne fasse pas parti politique. » Des porte-paroles pour apporter de la cohésion au mouvement et se structurer encore un peu plus.

    Finkielkraut dans tous les esprits

    Tout le monde peut-il se rendre aux « Nuits debout » place de la République à Paris ? Ce week-end, l'académicien français Alain Finkielkraut a été évacué de la place après avoir été pris à partie par quelques manifestants. Des vidéos de l'incident circulent sur les réseaux sociaux, les médias se sont emparés du sujet. Pour Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education, « des limites ont été franchies ». Du coup, la nuit, les débats et discussions tournaient beaucoup autour de cet incident.

     → A (RE)ECOUTER : Comprendre «Nuit debout» avec l'Atelier des médias

    Faut-il donc accepter tout le monde à la tribune de « Nuit debout » ? La majorité des manifestants y semblent plutôt favorables. « Tout le monde a le droit de venir, d’écouter et de parler, avance Michaël. Comme c’est le fondement même du mouvement, ça parait un vrai gros problème que Alain Finkielkraut en l’occurrence, n’ait pas pu le faire parce qu’il était menacé, insulté par quatre idiots, donc c’est un vrai gros problème. On posait à l’extrême la question un peu absurde de savoir si Marine Le Pen pourrait venir écouter et ou prendre la parole pour trois minutes comme tout le monde, par définition démocratique, il faudrait peut-être que ce soit le cas. C’est en tout cas mon opinion et encore une fois, comme chacun s’exprime en son nom, il y a des opinions divergentes. »

    En revanche, pour Philippe, pas question de laisser s’exprimer certaines personnalités au micro. « Moi, je pense que tous ceux qui sont racistes, homophobes, tous ces gens-là qui prônent ça, je pense qu’ils n’ont pas leur place ici. Ces gens-là s’expriment à longueur de médias. Quand on aura le même temps de parole sur ces chaînes de radios, peut-être qu’ils pourront venir s’exprimer ici. »

    → LIRE AUSSI : «Nuit debout» à Paris: les manifestants bien décidés à continuer

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