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    France

    Les sportifs de haut niveau vivent sept ans de plus que la moyenne

    media Le sports c'est - plus que jamais - la santé. Kirby Lee-USA TODAY Sports

    Une étude publiée ce mardi 19 avril à Paris par l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes) révèle que les sportifs français de haut niveau vivent en moyenne sept ans de plus que la moyenne des Français sédentaires. D’une façon générale, ce rapport démontre que la pratique sportive profite à tout le monde.
     

    Certains en doutaient, d’autres en étaient persuadés, c’est désormais prouvé : le sport, et a fortiori le sport de haut niveau, prolonge la durée de vie moyenne. Et pas qu’un peu. Selon une étude de l’Irmes, l'Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport, réalisée sous l’égide de l’Insep et dévoilée ce mardi, les sportifs de haut niveau ont une durée moyenne de vie nettement supérieure au commun des mortels : sept ans, ce qui est énorme.

    L'étude a porté sur l'analyse de 2 814 athlètes français ayant participé aux Jeux olympiques entre 1912 et 2012. Sur ces sept années de vie supplémentaires, « environ deux années » sont gagnées grâce aux moindres risques de maladies cardiovasculaires, comme les infarctus et les AVC  a expliqué la chercheuse spécialisée Juliana Antero-Jacquemin, qui a conduit les travaux. 

    Un taux de mortalité réduit de moitié

    Deux autres années sont gagnées grâce à la « diminution du risque des cancers » et trois autres années grâce à la « diminution du risque lié à d'autres causes », comme les accidents de la route, d'après ces travaux qui devraient faire l'objet d'une publication dans le British Medical Journal. Cette étude vient s'ajouter à d'autres travaux ayant démontré par le passé les bienfaits de l'activité sportive même de très haut niveau sur l'espérance de vie. 

    Juliana Antero-Jacquemin avait elle-même publié en mars 2015 une étude montrant que le taux de mortalité était de 50% inférieur chez les sportifs français ayant participé aux Jeux olympiques entre 1948 et 2010, par rapport à la population générale de la même époque. La conclusion de ce travail était sans équivoque: « Les sportifs français ayant participé aux JO vivent plus longtemps que leurs compatriotes grâce surtout aux moindres risques de maladies cardiovasculaires et de cancers. »

    Les avis continuent toutefois de diverger sur l'intensité de l'activité physique à pratiquer pour améliorer au mieux son espérance de vie. « L'impact sanitaire de la pratique intense est actuellement débattu, notamment sur le plan cardiovasculaire » reconnait Juliana Antero-Jacquemin. Les entraînements des « sports d'élite » dépassent « de 5 à 10 fois » les recommandations pour la population générale, avec des répercussions potentielles comme les blessures récurrentes ou les accidents, rappelle-t-elle.  L'hygiène de vie des sportifs est certes excellente mais peut s'accompagner de la prise de produits dopants avec des effets « particulièrement néfastes », souligne la chercheuse.

    Les bénéfices du sport de haut niveau pour la santé cardiovasculaire varient aussi fortement d'une discipline à l'autre, selon la chercheuse de l'Insep. Contrairement à une idée reçue, les sports d'endurance purs comme les courses de fond et le cyclisme sur route apporteraient moins de bénéfices pour la réduction des risques cardiovasculaires. En revanche, les sports qui combinent plusieurs types d'activités physiques comme les sports collectifs ou le décathlon apporteraient un bénéfice plus important.  « Nos recherches montrent que la longévité des athlètes d'élite est globalement meilleure que celle de la population générale, mais l'ampleur du bénéfice dépend des caractéristiques de chaque sport" », conclut Juliana Antero-Jacquemin. Un nageur est forcément moins exposé à des maladies neuro-dégénératives qu’un boxeur, par exemple.

    Le sport est bénéfique, quelle que soit la pratique

    De son propre aveu, Jean-François Toussaint, le directeur de l’Irmes, ne s’attendait pas à trouver des différences aussi grandes entre les sportifs de haut niveau et la moyenne des Français. Des études similaires réalisées dans d’autres pays, ont portant donné sensiblement les mêmes résultats : quand on transforme une population sédentaire en population modérément active (30 minutes quotidiennes comme le préconise l’OMS), on gagne entre deux et trois ans de durée de vie.

    « Ce que l’on voit quand on fait les mêmes études avec les mêmes outils, indique ce spécialiste de la biologie moléculaire, c’est que chez les sportifs de très haut niveau, c’est quatre ans de plus. C’est-à-dire : trois plus quatre égale sept ans de durée de vie en plus au total. Pourquoi ? C’est là que rentre toute la discussion sur le génome, les prédispositions, les contributions, les aspects socio-culturels ».

    Directeur de l‘Insep et ancien sélectionneur de l’équipe de France de basket médaillée d’argent aux J.O. de Sydney, Jean-Pierre de Vincenzi lui aussi se dit étonné par l’écart dans les durées de vie. « On a eu peur que les gens contestent le résultat de l’étude, reconnaît-il, dans un sourire. Moi-même je ne pensais pas qu’ils en arriveraient à ces conclusions ».

    « On pense toujours, poursuit-il, que le sportif de haut niveau qui a usé l’organisme plus fortement que la personne normale, qui a pris des substances - même si elles sont légales - va s’user plus vite que la moyenne. Mais à l’arrivée, on s’aperçoit quand même que la pratique sportive a un effet positif et que cela se manifeste statistiquement. Cela veut dire aussi qu’on a parfois une vision de choses erronée parce qu’on ne la voit qu’à travers un seul angle d’attaque ». En conclusion, le sport à petite dose comme à dose intensive, c’est bon pour la santé !

    (Avec AFP)

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