GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 14 Juin
Samedi 15 Juin
Dimanche 16 Juin
Lundi 17 Juin
Aujourd'hui
Mercredi 19 Juin
Jeudi 20 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Afrique

    Festival de Cannes: les favoris pour le palmarès

    media Le symbole de la Palme d’or au 69e Festival de Cannes. REUTERS/Regis Duvignau

    Quelques heures avant l’annonce de la Palme d’or ce dimanche 22 mai au soir, le jury du 69e Festival de Cannes s’est retiré en conclave pour décider de son palmarès. Parmi les 21 films de la compétition, trois longs métrages caracolent toujours en tête des pronostiqueurs : « Toni Erdmann » de l’Allemande Maren Ade et les deux films roumains « Baccalauréat » de Cristian Mungiu et « Sieranevada » de Cristi Puiu. Mais le Tunisien Lotfi Achour aussi a encore une chance d’emporter une Palme d’or.

    envoyé spécial à Cannes,

    Est-ce que Toni Erdmann sera le premier film allemand à remporter la Palme d’or depuis Paris, Texas de Wim Wenders en 1984 ? La comédie réalisée par Maren Ade, 39 ans, avait provoqué pendant les projections des fous rires et un enthousiasme rarement vus dans l’histoire du Festival de Cannes. Cette histoire d’un père excentrique, décidé à montrer à sa fille carriériste le vrai sens de la vie avait marqué à jamais la Croisette et confirmé le renouveau d’un certain cinéma allemand.

    Le cinéma roumain passe le « Baccalauréat »

    Les deux réalisateurs roumains en lice pour la Palme ont rendu visible l’effervescence cinématographique de leur pays. Avec des sujets graves et universels, ils ont impressionné les critiques de cinéma. Baccalauréat raconte l’histoire d’une élève modèle qui risque de rater son bac après une agression. Avec un réalisme effroyable, Cristian Mungiu filme les soubresauts de notre ordre moral. Quant à Cristi Puiu, son Sieranevada nous plonge pendant presque trois heures dans une dispute familiale en direct. On y découvre les répercussions de la petite et la grande Histoire sur les liens familiaux, magistralement mises en scène, interprétées et filmées.

    L’audace d’Alain Guiraudie

    Rester vertical du Français Alain Guiraudie est un candidat sérieux pour le prix du jury. Le réalisateur français avait fait preuve d’une grande audace en fusionnant des sujets sensibles comme le suicide assisté et l’homosexualité, mais aussi en filmant d’une manière radicalement frontale la monoparentalité, l’homoparentalité et d’autres nouvelles constellations familiales.

    Entré en course après trois grandes déceptions en deux jours (La Fille inconnue des frères Dardenne ; The Neon Demon de Nicolas Winding Refn ; The Last Face de Sean Penn), l’Iranien Asghar Farhadi a sauvé le Festival de Cannes d’une dépression. Sa mise en scène envoûtante et virtuose du Client mériterait largement un prix. Sauf que le prodige québécois Xavier Dolan a également présenté une adaptation exquise d’une œuvre littéraire. Dans Juste la fin du monde, la caméra de Dolan épouse le rythme des phrases de Jean-Luc Lagarce.

    « Mademoiselle »

    Le Sud-Coréen Park Chan-Wook s’est distingué avec un scénario d’une finesse inouïe. Mademoiselle nous fait partager le destin d’une jeune servante coréenne, embauchée chez une riche Japonaise dans un immense manoir. Ce thriller aux traits érotiques et sadomasochistes raconte la même histoire sous trois angles différents. La manipulation mise en place par le scénario atteint un tel degré de perfection que plus personne ne pourra deviner la fin du film.

    Quant au prix de l’interprétation féminine, il y a beaucoup de prétendants. De Marion Cotillard comme femme folle et sensible dans Mal de pierres  de Nicole Garcia en passant par Isabelle Huppert comme femme dominante, mais traumatisée dans Elle, jusqu’à Sandra Hüller, la femme d’affaires sans cœur dans Toni Erdmann. En revanche, l’interprétation probablement la plus bouleversante revient à Sonia Braga dans Aquarius, du réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho. La comédienne interprète une sexagénaire courageuse luttant à la fois contre son cancer de sein et contre les promoteurs immobiliers qui essaient de la chasser par tous les moyens de son appartement à Récif, au nord-est du Brésil.

    « I, Daniel Blake »

    Même embarras de choix chez les hommes. Dave Johns touche une corde sensible de notre société dans I, Daniel Blake. Au sein de cette chronique sociale, Johns incarne un homme honnête devenu malade, broyé par la paperasse et un système social devenu absurde. Parmi les interprètes, il y a aussi Peter Simonischek alias Toni Erdmann, mais surtout Gaspard Ulliel, au sommet de son art. Dans Juste la fin du monde, il interprète avec une ingéniosité mystérieuse le rôle de Louis, écrivain qui se prépare à mourir lors des dernières retrouvailles avec sa famille.

    La présence de l’Afrique au Festival de Cannes

    Le Tunisien Lotfi Achour est le seul Africain en lice pour une Palme d’or. Son « western couscous », La Laine sur le dos a été choisi dans la catégorie des courts métrages et raconte l’histoire d’une camionnette déglinguée arrêtée en plein désert par deux policiers corrompus. Dans la catégorie des longs métrages, l’Américain Sean Penn s’est fait hué pour The Last Face, une histoire d’amour dans une Afrique meurtrie par la guerre. Sa romance entre une humanitaire et un médecin de l’organisation Médecin sans frontières est remplie de bonnes intentions et de clichés. L’Egyptien Mohamed Diab était le seul réalisateur africain dans la section Un certain regard de la sélection officielle. Clash abord d’une manière très originelle et efficace l’époque post-révolutionnaire de son pays, au lendemain de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

    Avec Wrong Elements, lécrivain franco-américain Jonathan Littell a montré que l’Afrique ne doit pas absolument rester un terrain glissant pour les Occidents. Son documentaire raconte avec distance et d’une manière subtile l’histoire des enfants soldats de la LRA, l’Armée de résistance du seigneur, en Ouganda. Egalement en sélection officielle, le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun a fait impression avec Hissein Habré, une tragédie tchadienne. Son film documente les horreurs commises sous le règne de l’ancien président tchadien entre 1982 et 1990 au Tchad. Dans les prestigieuses sections parallèles La Semaine de la critique et La Quinzaine des réalisateurs, Kindil el Bahr était le seul film africain sélectionné. Dans ce court métrage de 38 minutes de l’Algérien Damien Ounouri, une femme victime devient méduse et contre-attaque.

    Plus de stars, moins de public

    Au-delà du palmarès qui sera dévoilé ce soir, le Festival de Cannes 2016 aura été une édition sans polémiques notables et avec beaucoup de stars (Kristen Stewart, Julia Roberts, Juliette Binoche, Ryan Gosling, Steven Spielberg, George Clooney…), sans pourtant attirer les foules. Certains commerçants cannois avancent une baisse de leurs chiffres d'affaires de 30 pour cent. Six mois après les attentats de Paris, les autorités avaient promis une « mobilisation exceptionnelle » avec des centaines de policiers, des démineurs et sept nageurs sauveteurs, face à « un risque plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». Au final, la sécurité était assurée d’une manière exemplaire, mais, visiblement, chez les spectateurs, le cœur n’y était pas toujours pour faire la fête.

    ► Rendez-vous ce soir à partir de 19h00 pour la cérémonie de clôture et le palmarès en « Scribble Live » sur le site de rfi.fr et en direct à l'antenne.

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.