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    Prix Théâtre RFI 2016: 12 textes présélectionnés

    media Le logo officiel du Prix RFI Théâtre. DR

    Suite à l’appel à candidatures pour le « Prix Théâtre RFI » 2016 qui s’est déroulé du 16 mars au 16 avril 2016, douze textes inédits ont été présélectionnés pour leurs qualités littéraires, dramaturgiques et leur originalité. Ces textes seront soumis au vote final du jury composé d’artistes et de professionnels, présidé cette année par l’écrivain français Laurent Gaudé. Le prix sera remis le 25 septembre à Limoges, dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin.

    Cette année, le comité de sélection a reçu 220 candidatures en provenance de 20 pays d’Afrique, de l’Océan indien, des Caraïbes (hors France d’outre-mer), du Proche et Moyen-Orient.

    « Le choix a été difficile et déchirant face aux bruissements de ces langues, qui charrient colère, amertume, revendications, analyses politiques, mêlant souvent le rire au tragique, la bonne humeur à la rage, la cruauté à la farce. Ce mélange des genres leur confère une qualité et une originalité particulières, a déclaré Mireille Davidovici qui a dirigé le comité de lecture.

    Écrit, un texte de théâtre est comme déjà dit, par tous ses mots et ses silences. C’est une langue à la fois écrite et parlante. Celui qui parle, même tout seul, s’adresse à un autre. Cette spécificité du théâtre s’applique à tous les textes que nous avons reçus. De par leurs formes, leurs rythmes, leurs scansions, ils sont presque tous, par essence d’une évidente oralité, quels que soient leurs qualités ou leurs défauts. Ils frappent à notre porte. Ces textes ne mâchent pas leurs mots. Ils nous les lancent.

    L'exil et la fraternité

    De grandes thématiques les traversent : l’exil, synonyme de perte, d’échec, de naufrage, de mort ; la guerre civile jusqu’au sein des familles ; la corruption, omniprésente ; la dictature, l’intolérance et le terrorisme. La lourdeur des traditions face à une modernité qui bouscule… Enfin, le poids du néocolonialisme, l’indifférence et l’égoïsme des pays riches…
    Mais les mots sont aussi des armes contre combat s’écrivent au nom de valeurs telles que la justice, la solidarité, la fraternité… Qu’ils appellent de leurs vœux.

    Nous ne nous sommes référés à aucun canon de la dramaturgie traditionnelle, respectant la liberté qui s’exprimait dans ces écritures. Essayant de les décrypter d’un œil neuf, sans a priori, et avec une attention rigoureuse. D’entendre ce que nous disent les auteurs pour le faire entendre. Leur donner la parole. »

    La sélection 2016 :

    - Apocalypse qui ? de Martin Ambara (Cameroun)
    Le poète envisage son œuvre : il est « Qui a dit », en dialogue avec ses personnages. Une pièce inventive, structurée en deux chapitres : Apocalypse et Résurrection. Une langue débordante de vitalité.

    - Convulsions de Hakim Bah (Guinée)
    Au commencement, un meurtre fratricide déclenche des malédictions en chaîne au sein d’une famille. Une adaptation africaine de la tragédie des Atrides avec un chœur et une langue rythmée. L’humour en plus.

    - Il y aura toujours un dernier soleil de Faubert Bolivar (Haïti)
    Elle supplie l’enfant dans son ventre : Ne nais pas, car le monde est invivable. Ce monologue s’adresse à plusieurs interlocuteurs, dont un chien, et inclut de multiples histoires, à la fois affabulations et paraboles illustrant l'état du monde...

    - Requiem de Kokouvi Dzifa Galley (Togo)
    Deux frères, attendent, face à la mer une hypothétique embarcation pour quitter le pays. L’un comme l’autre se sont enfoncés dans des crimes de guerre n’épargnant personne même les membres de leur famille. De révélation en révélation, leur dialogue infuse une intense tension dramatique.

    - Courses au soleil de Sedjro Houansu (Bénin)
    Dans une cellule de prison, Djamon, en état de choc, délire, visité par des ombres de femmes. Champion des 300 mètres, il a voulu prendre la poudre d’escampette à l’occasion des jeux francophones. Mais on l’accuse d’un meurtre. Ce drame offre un étrange mélange de prose poétique et d’intrigue policière.

    - Kivu de Marchal Impinga Rugano (Burundi)
    Profitant d’un incident technique, Kivu, une spectatrice monte sur scène dans l'urgence de raconter sa tragique histoire. Sa famille saccagée par la guerre, le rapt et le viol, les exactions commises par les enfants soldats… Kivu se retrouve seule. Enceinte, elle demande à son bébé de lui pardonner...

    - Nuit de veille de Constantin Liberté Kouam Tawa (Cameroun)
    Au village, on bat le tambour. C'est la Fête des Indépendances. Hommes, femmes, enfants de toutes origines, classes et fonctions prennent tour à tour la parole. L’indépendance : rêve ou cauchemar ? Une série de courts monologues, ponctués par les clameurs de la rue ; une mosaïque de vécus et de points de vue contradictoires. Un matériau riche en théâtralité. Une fin en forme de cri d’alarme.

    - Mupépé ya Libanda ou « Le souffle du dehors » de Cajou Mukanda (République démocratique du Congo)
    La rue dangereuse, la rue insurrectionnelle. Celle qui aura raison de la tyrannie. Variations autour de la question du dehors dans une série de séquences mettant en présence des duos de personnages. Il et Elle réfugiés dans une cave à l'abri des émeutes. Le fils qui veut participer aux manifestations et sa mère qui l’en dissuade. Le serviteur qui annonce au Président : peuple est dans la rue il ne lui reste qu’à fuir… Une pièce optimiste avec des dialogues bien menés dans une langue savoureuse.

    - Ça pète les plombs de Russel-Morley Moussala – Bantsimba (République du Congo)
    C’est la guerre civile. Il pleut des balles, les corps s’amoncellent dans la rue. Pris dans la tourmente, un homme – sa voix - raconte. De courts communiqués émanant d’une radio locale, d’autres, d’une radio internationale, entrecoupent ce monologue polyphonique plein de bruits et de rage. Une nécessité à dire, à clamer, à hurler !

    - Haute cour 6600 de Denis Sufo Tagne (Cameroun)
    Une effervescence meurtrière enflamme la ville : Amos et Nassoura débattent : faut-il re-juger des évadés qu’ils ont arrêtés avant de les brûler dans le stade. Les situations, confuses, et les personnages, énigmatiques, s’éclaircissent peu à peu. Opaque, utilisant un étrange vocabulaire et des références occultes, la langue délivre petit à petit son message en toute poésie.

    - L'espoir et son ombre de Pelphide Tokpo (Bénin)
    Tandis que des migrants font naufrage sur les côtes italiennes, les candidats pour un aller simple vers l'Europe affluent dans une improbable agence de voyage tenue par deux passeurs cocasses. Malgré les risques et les dangers, l’espoir reste un puissant moteur. Les deux compères distillent bons mots humour noir, montrant que les valeurs humanitaires sont foulées au pied par les pays riches, et que les Africains n'ont pas d'autres choix que de fuir des pays en guerre ou totalement corrompu.

    - Qu'il en soit ainsi de Nicaise Magloire Wegang (Cameroun)
    « Eux » veulent lui couper la main, mais, pour ce faire, la loi exige son consentement. « Elle » demande que, pour sa punition, on lui coupe plutôt la tête… « Quelqu'un » intercède pour la convaincre. Elle essaye de le séduire, en vain. « Eux » reviennent à la charge : elle préfère mourir d'épuisement, leur arrachant la promesse qu'on lui tranchera la tête. Portrait vif et musclé d'une femme têtue face au pouvoir anonyme.

    Jury 2016 :
    Président : Laurent Gaudé (écrivain).
    Avec : Laure Adler (écrivaine et journaliste à France Inter), Bilia Bah (directeur de l’Univers des mots/ Conakry), Nicolas Bouchaud (comédien), Denise Chalem (auteure, première vice-présidente de la SACD), Michel Didym (metteur en scène et directeur de La mousson d’été), Muriel Maalouf (journaliste à RFI), José Pliya (auteur, metteur en scène, Directeur général de l'Agence Nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme du Bénin), François Rancillac (directeur du Théâtre de l’Aquarium), Marie-Agnès Sevestre (directrice du Festival des Francophonies en Limousin), et Chloe Siganos (chargée de mission Théâtre et Projets transversaux à l’Institut français) et Christiane Taubira (auteure, lectrice et ex-ministre).

    À propos du « Prix Théâtre RFI » :
    Le « Prix Théâtre RFI » a pour objectif de promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. RFI et ses partenaires offrent au lauréat un soutien professionnel et une exposition médiatique à travers une dotation financière attribuée par la SACD ; l'organisation d'une résidence en France, à la Maison des Auteurs de Limoges et au Théâtre de l’Aquarium, financée par l'Institut français et accompagnée par l’association Beaumarchais-SACD ; une promotion du texte et une mise en ondes sur les antennes de RFI. Le « Prix Théâtre RFI » est organisé en partenariat avec le Festival des Francophonies en Limousin, l’Institut français, la SACD, l’association Beaumarchais-SACD, et le théâtre de l’Aquarium. Ce prix poursuit l’engagement de RFI dans la création théâtrale après le succès des cycles de lectures en public organisés au Festival d’Avignon et diffusés sur les antennes Ça va, ça va l’Afrique ! (2013) et Ça va, ça va le monde ! (2014, 2015, 2016).
    En 2014, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé Chemin de fer, le texte de Julien Mabiala Bissila, jeune auteur congolais et en 2015 l’auteure libanaise Hala Moughanie pour Tais-toi et creuse.
     

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