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    France

    Attentat de Nice: retour sur une soirée meurtrière

    media Des militaires et la police sécusient la promenade des Anglais où un attentat a eu lieu le 14 juillet 2016 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

    Un camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice pendant le feu d'artifice de la Fête nationale, faisant au moins 84 morts, des dizaines de blessés, et laissant 18 personnes dans un état d'« urgence absolue », selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Le président Hollande a parlé d'« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Les antennes de RFI sont en édition spéciale à partir de 19 h (heure française).

    Au lendemain de l'attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts, le président François Hollande s'est exprimé ce vendredi au Palais préfectoral de cette ville du sud de la France. Venu exprimer la « solidarité » et le « soutien » de l'exécutif, le chef de l'Etat a insisté sur le fait que la France était toujours exposée à des actes terroristes. « Nous sommes toujours devant la menace », a insisté François Hollande.

    Au moment où je m'exprime, 80 personnes sont mortes, 84 exactement, et une cinquantaine de personnes sont encore en urgence absolue, c'est-à-dire entre la vie et la mort...
    Intervention du président Hollande à Nice 15/07/2016 - par RFI Écouter

    Le président, qui sortait d'une visite à l'hôpital Pasteur de Nice avec Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre de la Santé Marisol Touraine, a également souligné le nombre important de victimes, dont une cinquantaine de personnes « entre la vie et la mort ».

    Que s'est-il passé ?

    Vers 23h, 30 000 personnes assistaient au feu d'artifice sur la promenade des Anglais, a indiqué la mairie de Nice. La cérémonie vient de s'achever quand un camion blanc fonce dans la foule. Il écrase sur une distance de deux kilomètres les personnes se trouvant sur son chemin.

    Le chauffeur du camion de 19 tonnes a été abattu par la police. « Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois », a souligné vendredi le premier adjoint Les Républicains de la ville de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi.

    Vers 23h20, un important périmètre de sécurité a immédiatement été mis en place à proximité de la promenade des Anglais totalement bouclée. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna.

    Le dernier bilan fourni par le gouvernement fait état de 84 morts et 19 blessés en « urgence absolue ». Une cinquantaine d'enfants ont été hospitalisés à la fondation Lanval, l'hôpital pédiatrique de Nice.

    L'attaque a suscité un mouvement de panique. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l'incident, quand un journaliste de l'AFP parle d'un « chaos absolu ». « Des gens hurlaient. [...] Nous avons vu des gens touchés et des débris voler partout », a-t-il encore raconté, ajoutant qu'il avait très vite compris, « qu'un camion de cette taille avec une trajectoire en ligne droite » ne pouvait être qu'un « acte totalement délibéré ».

    TEMOIGNAGE
    Le mouvement de foule était tellement immense qu'il y a eu un mouvement de panique. Donc toutes les personnes sont rentrées dans le restaurant.
    Yoana, serveuse dans un restaurant près du lieu du drame 15/07/2016 - par RFI Écouter

    ■ Quels sont les premiers éléments de l'enquête ?

    La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. « La piste terroriste est privilégiée », a déclaré une source proche de l'enquête citée par l'AFP. Le sous-préfet évoque une « attaque criminelle de grande ampleur ».

    « La détermination du tueur ne fait pas de doute mais il est encore trop tôt pour savoir si c'est un terroriste ou non », a expliqué une source policière.

    Une « grenade inopérante » a été retrouvée dans le camion ainsi que « des armes longues factices », selon une source policière. Avant de trouver la mort, le forcené a tiré à l'aide d'un pistolet.

    Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du chauffeur du camion, en présence de membres du Raid lourdement armés, a précisé une voisine du chauffeur. Vers 11h00, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l'appartement du jeune homme de 31 ans, situé dans un petit immeuble d'un quartier populaire de l'est de la ville. La police veut en savoir plus sur la dernière heure qui a précédé l’attaque et des complices ont aidé l’assaillant.

    Le procureur de la République de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse au palais de justice de Nice à 17h.

    Les enquêteurs analysent le camion de 19 tonnes qui a foncé sur la foule présente sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016. REUTERS/Eric Gaillard

    Qui est le chauffeur ?

    Le chauffeur du camion a été « formellement identifié », a-t-on appris vendredi de sources policières. Cet homme est bien le propriétaire des papiers d'identité au nom de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le véhicule par les enquêteurs.

    Ce dernier était-il seul ? « Des investigations sont menées pour savoir si l'individu a agi seul ou s'il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite », a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

    ■ Deuil national, conseil restreint et état d'urgence... Quelles mesures ont pris les autorités ?

    François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont à Nice. Le chef de l'Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, installé à la préfecture des Alpes-Maritimes, avant de se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur puis de faire une halte dans des locaux préfectoraux pour rencontrer les services de sécurité et de secours intervenus lors de l'attentat.

    Dans la nuit, François Hollande a parlé d'« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». « C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé le président de la République lors d'une allocution télévisée prononcée en pleine nuit depuis le palais de l'Elysée. L'attentat n'a pas encore été revendiqué.

    Au cours de cette intervention, le président de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait s'achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu'il ferait « appel à la réserve opérationnelle », c'est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

    Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l'attaque pour se rendre sur les lieux du drame. « Nous rehaussons le plan Vigipirate à " alerte attentat " dans le département » des Alpes-Maritimes, a déclaré le ministre.

    Le président français réunit ce vendredi un conseil restreint de sécurité et de défense au Palais présidentiel. Autour du président François Hollande, participent le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devait assister à ces débats par visio-conférence depuis Nice.

    « Un projet de loi sur l’état d’urgence sera présenté en conseil des ministres mardi prochain pour que le Parlement puisse examiner ce texte », a déclaré Manuel Valls devant le palais de l'Elysée, à la sortie de ce conseil restreint. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un deuil national le 16, 17 et 18 juillet, affirmant que « nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

    Des appels aux dons du sang largement relayés sur les réseaux sociaux

    A Paris, dès ce matin, de nombreuses personnes se sont rendus à l'Etablissement français du sang pour donner. Mais l'organisme prévient qu'aucun appel officiel n'a été fait.

    « L'Etablissement français du sang est organisé de façon à faire face à ce type de situations, en ayant des stocks suffisants », précisé Djamel Benomar, le directeur des collectes. Et d’ajouter : « Par contre, du fait d'une durée de péremption extrêmement courte, nous ne pouvons pas concentrer de globules rouges plus de 42 jours, et encore plus difficile pour une plaquette qui se périme au bout de cinq jours, l'appel a été donné à la population : aujourd'hui, ce n'est pas nécessaire, ni demain, d'ailleurs. Par contre, à partir de la semaine prochaine, nous aurons besoin de tous ces bénévoles pour venir faire un don. »

    Une mobilisation sur les réseaux sociaux

    La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de trouver un endroit où se réfugier.

    Toujours sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

    Le « plan blanc » a été déclenché, une cellule d'information du public activée à la préfecture des Alpes-Maritimes (04.93.72.22.22). Une cellule d’aide aux victimes est par ailleurs joignable au 01.43.17.56.46.

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    Les Niçois se recueillent au lendemain de l'attentat. BORIS HORVAT / AFP

    (Avec AFP et Reuters)

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