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    France: les folles confidences du président Hollande

    media Le président de la république François Hollande, le 2 octobre 2016, à Paris. REUTERS/Kamil Zihnioglu

    Sarkozy, Valls, Macron, Notre-Dame-des-Landes, équipe de France de football... François Hollande multiplie les confidences dans Un président ne devrait pas dire ça..., un livre des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet publié jeudi 13 octobre, aux éditions Stock, et dont L'Express et Le Parisien ont publié les bonnes feuilles. Plusieurs propos qu'il a tenus sur des sujets brûlants (islam, identité...) au cours de ses dizaines d'entretiens avec les deux journalistes d'investigation suscitent une pluie de commentaires.

    Sur le thème de l'immigration, François Hollande s'explique. « Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là ». « L'identité, c'est plutôt l'idée de Nicolas Sarkozy. Le sujet existe, mais il ne peut pas être un thème fédérateur pour la gauche ». « La gauche ne peut pas gagner sur le thème de l'identité, mais elle peut perdre sur le thème de l'identité ».

    Le président juge également « qu'il y a un problème avec l'islam », pas « dans le sens où ça serait une religion qui serait dangereuse en elle-même, mais parce qu'elle veut s'affirmer comme une religion dans la République », estime-t-il. Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains, a accusé François Hollande de vouloir « troquer » les « symboles les plus forts de la République » contre « l'islam politique ».

    Dans ce livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, le président, qui se décrit en « spectre de l'Elysée », se montre particulièrement sévère envers son adversaire de 2012, Nicolas Sarkozy, « le petit De Gaulle » dont il fustige la « grossièreté ».

    Valérie Trierweiler réagit 

    Une avalanche de petites phrases qui n'a pas manqué de faire réagir. Valérie Trierweiler - qui voulait visiblement répondre au sentiment de « trahison » évoqué par Hollande dans le livre - a publié, ce mercredi, sur Twitter un SMS qu'elle attribue à François Hollande daté de 2008, dans lequel il utiliserait l'expression « sans-dents », ce qui a suscité le trouble du porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

    A l'Elysée, sur son pupitre, penché sur le téléphone d’un journaliste, ce dernier a d'ailleurs découvert en direct les tweets de l’ex-compagne du président. « "Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents, signé François Hollande…" Bon avec ça, je laisse les Français faire leur jugement », a estimé Stéphane Le Foll.

    Deux messages de 140 signes signés Valérie Trierweiler qui persiste et signe ce qu'elle avait déjà écrit en 2014 : « Oui, le président utilise bien, pour parler des gens modestes, l’expression de "sans-dents" ». Malaise très visible de Stéphane Le Foll.

    Dans le livre, François Hollande avait pourtant tenté de justifier cette expression : « Oui j'ai dit les sans-dent, rapportent les deux journalistes de la bouche du président. Je vais beaucoup au contact des gens. Et à quoi reconnaît-on quelqu'un qui est pauvre en province ? C'est quelqu'un qui a des problèmes dentaires. Donc j'ai employé cette expression. »

    Mais sur le reste, tous les propos explosifs du président, la ligne pour Le Foll est d’assumer. « Bien sûr, puisqu’on renvoie aujourd’hui des immigrés qui veulent rester en France. On en renvoie plusieurs centaines, plusieurs milliers, vous le savez. Donc, si on les renvoie, c’est parce qu'on considère qu’il n’y a pas aujourd’hui capacité à les accepter », explique le porte-parole du gouvernement.

    Des députés perplexes

    A l'Assemblée, en revanche, les commentaires sont différents. Des regrets sur la déchéance de nationalité, peu de conviction sur la nécessité de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, une phrase ambiguë sur la « femme voilée qui sera la Marianne de demain », les confidences de François Hollande ont provoqué pour le moins de la perplexité parmi les députés.

    Le socialiste Sébastien Denaja était donc un peu seul pour essayer de défendre François Hollande : « Les regrets exprimés par le président de la République sur l’épisode de la déchéance de nationalité, étaient quelque chose d’attendu. En tout cas, qu’un président de la République, en exercice, exerce lui-même le droit d’inventaire, c’est que François Hollande, c’est l’homme de la transparence. »

    De la transparence ? Pas tout à fait selon le socialiste Patrick Mennucci : « Le déshabillage public ne me paraît pas être en sa faveur. » Christian Paul va encore plus loin dans la critique : « On veut inspirer la chronique du règne et donc on abreuve les journalistes avec des informations vraies ou fausses. »

    Et dans l'opposition, Eric Ciotti saisit la balle au bond pour enfoncer François Hollande. « Il abîme considérablement la fonction présidentielle », estime le député LR des Alpes-Maritimes. Philippe Gosselin évoque aussi le nouveau tweet de Valérie Trierweiler sur les sans-dents : « Il avait beau être plein de dénégation, en réalité, tout ça se confirme. Je le plains plus que je ne le blâme. »

    Malgré une impopularité record depuis des mois, Hollande ne cache plus ses intentions de se représenter aux prochaines élections. Dans un entretien fleuve à paraître demain dans L'Obs, le chef de l'Etat se dit « prêt à l'inventaire » et montre qu'il est prêt à en découdre avec la droite.

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