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    France

    Migrants: la «jungle» démantelée, et maintenant?

    media La «jungle» de Calais est désormais totalement rasée. Les derniers abris ont été détruits lundi 31 octobre 2016. REUTERS/Pascal Rossignol

    La « jungle » n’est plus qu’un souvenir, à Calais. Depuis lundi 31 octobre, il ne reste plus rien de l'immense camp de fortune dans lequel, ces dernières années, des dizaines de milliers de migrants ont vécu, par lequel ils ont transité, espérant rejoindre la Grande-Bretagne ou d'autres pays européens. L’immense terrain vague n’est plus jonché que de monceaux de gravats que les pelleteuses ont commencé à évacuer. En une semaine, quelque 6 000 migrants ont été évacués de la « jungle » de Calais. Pourtant, le problème des migrants est loin d’être résolu.

    Demeure, d’abord, la question de la prise en charge des mineurs isolés. Avant le démantèlement de la « jungle », les autorités françaises avançaient le chiffre de 1 300. Ils seraient, en fait, plus de 1 500 toujours présents à Calais. La plupart sont hébergés dans les conteneurs du Centre d'accueil provisoire (CAP) construit à côté de la « jungle », où ils attendent une solution de relogement. Mais entre 200 et 300 mineurs isolés ont déjà été transférés en Grande-Bretagne (le gouvernement britannique promet d’autres départs sous peu) et, côté français, le chiffre ne baisse pas. Pourquoi ? « On a vu des bus en amener des Pays-Bas et d'Allemagne », affirme Xavier Bertrand dans Le Figaro de ce mardi 1er novembre. Et le président de la région Hauts-de-France ajoute : « si tous sont mineurs, je serais surpris ».

    Ce qui semble être un nouvel afflux signifie-t-il, pour autant, qu’un nouvel appel d’air a été créé ? Ce n’est pas certain, mais c’est, bien entendu, la crainte des autorités françaises, au niveau local comme sur le plan national, d'autant que tout le monde s'accorde à dire que les passeurs, eux, n'ont pas interrompu leur macabre commerce et continuent à faire voyager des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, chaque jour.

    Un migrant fait ses adieux à un jeune travailleur de l'aide aux réfugiés avant de monter dans un bus lors du démantèlement de la «jungle», le 28 octobre 2016. REUTERS/Pascal Rossignol

    « Il n'y aura pas de réinstallation dans la ''jungle" »

    Dans une interview à La Voix du Nord, ce 1er novembre, François Hollande assure qu'il « n'y aura pas de réinstallation dans la ''jungle" ». « Plus personne ne pourra la rejoindre », affirme le président français à nos confrères de La Voix du Nord. Mais personne, aujourd’hui, n'est en mesure d'affirmer que le flot de migrants ne va pas se poursuivre. A Calais, plusieurs centaines de migrants sont restés malgré les évacuations. Certains se sont réinstallés dans des communes ou dans les bois des alentours. Pour eux, le rêve s’appelle toujours Angleterre et il n’est pas question de quitter Calais, si proche du but.

    A quelques kilomètres, le camp de Grande-Synthe se remplit et de petits groupes de migrants sont arrivés ces derniers jours bien plus à l’ouest, vers Cherbourg comme à l’est, en Belgique.

    Un campement de 2 500 migrants à Paris

    REPORTAGE
    Au camp de migrants de Stalingrad, à Paris 02/11/2016 - par Sylvie Koffi Écouter

    A Paris, une brusque hausse du nombre d'arrivées inquiète la mairie, depuis quelques jours. Près de 2 500 migrants sont désormais installés aux alentours de la place Stalingrad, dans le nord de la capitale, et les riverains commencent à parler de « jungle », là aussi. Depuis lundi, une opération de recensement (contrôle des identités et des situations) est en cours et certaines sources évoquent une évacuation imminente, avant la fin de la semaine.

    Avec, une fois encore, la même problématique : quelle prise en charge des mineurs isolés ? Quelles solutions de relogement pour les autres ? Quelles mesures d'expulsion pour ceux qui n'ont pas le droit de rester sur le territoire français ?
    Comme un air d'éternel recommencement…

    → A (re) lire : Calais: la «jungle» se vide de ses habitants

    Des migrants font la queue lors de la distribution de repas dans la rue près du métro Stalingrad dans le nord de Paris où un campement de quelque 2.500 migrants s'est installé. REUTERS/Charles Platiau

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