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    Primaire à gauche: Hamon et Macron, cibles privilégiées du troisième débat

    media Les candidats se préparent au troisième et dernier débat avant le premier tour de la primaire à gauche, le 19 janvier. REUTERS/Eric Feferberg/Pool

    Le troisième et dernier débat avant le premier tour de la primaire à gauche s’est tenu jeudi 20 janvier 2017, devant 3,1 millions de téléspectateurs. Il restera comme le plus animé et le plus électrique de tous. Meetings pleins, sondages en hausse : Benoît Hamon, l’homme qui décolle, a été la première cible de cette soirée, où Manuel Valls et Emmanuel Macron, le vampire de cette primaire, ont également reçu des coups. Avec deux artificiers en chef : Arnaud Montebourg et Vincent Peillon.

    Avant la primaire de la « Belle Alliance populaire », autrement dit la primaire du Parti socialiste français et de ses alliés, les sept candidats en lice avaient rendez-vous pour un troisième et dernier débat télévisé, alors que le premier tour se tient dimanche.

    C'était donc un peu le débat de la dernière chance, et cela s'est senti pendant les échanges. Tous se sont montrés sans agressivité, certes, sans que cela ne tourne au pugilat, mais plus offensifs. Les candidats se sont un peu plus répondus entre eux.

    On a vu un Manuel Valls, ex-Premier ministre, qui essayait de prendre l'avantage en revenant sur chaque question pour conclure la discussion. Il était visiblement très préparé. Avec toujours le même objectif : affirmer sa présidentialité.

    Hamon, l'homme chassé

    Ce qui restera le plus marquant, c'est surtout l'offensive commune de tous, sauf Jean-Luc Bennahmias, contre Benoît Hamon et son revenu universel. Signe que la dynamique est du côté de l'ancien ministre, qui représente donc un danger.

    Ainsi, Benoît Hamon a étrenné sur le plateau son tout nouveau costume d'homme au centre des débats, de candidat à affaiblir par tous les moyens. Sa proposition phare en ligne de mire, son camarade Arnaud Montebourg a dégaîné.

    « 300 milliards, le coût du revenu universel, c’est l’équivalent du budget de l’Etat. On sait comment, dans notre famille politique, on résonne. On dit : on va d’abord prendre aux riches », a d'abord posé le candidat tout en douceur.

    Et d'attaquer : « Et puis, finalement, c’est un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et classes populaires. Donc, je préfère une stratégie ciblée. » Cela s’entend à peine, mais Benoît Hamon, furieux, répond : « T’as pas le droit, c’est pas sérieux. »

    Haro sur Manuel Valls

    Bien sûr, le « tout sauf Valls » a aussi fait recette. Vincent Peillon a joué le chef orchestre de ces attaques. Il a remis un zéro pointé à Manuel Valls, lorsque ce dernier expliquait que Donald Trump avait fait « une déclaration de guerre » à l’Europe.

    « Si on prend les mots au sérieux, n’employons pas le mot " guerre ", surtout lorsqu’on se prépare à être chef de l’Etat », tacle Vincent Peillon, dont ce n'est pas la même attaque de ce type à l'encontre de l'ancien Premier ministre.

    Manuel Valls rétorque : « Vincent Peillon me rappelle parfois un bon vieux professeur, mais à force de ne pas dire les mots… » Nouvelle réplique : « On respecte tous, les professeurs. Dire professeur, c’est pas nécessairement disqualifiant. »

    Lors de ces passes d’armes, souvent, Arnaud Montebourg est surpris en train de sourire. Montebourg-Peillon, deux vielles connaissances autrefois proches, comme une potentielle alliance de second tour qui se dessine.

    Macron, l'épouvantail du PS

    Et puis, il y a eu la séquence Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Economie n'était pas là, mais on a beaucoup parlé de lui. Et il n'a pas été épargné. Décidément d'attaque, son prédécesseur à Bercy Arnaud Montbourg y est allé de son avis.

    « Il y a quelque chose qui est confus dans la candidature d'Emmanuel Macron, et pourtant je lui accorde toute ma sympathie à titre personnel, parce que j'ai travaillé avec lui, je le connais », a expliqué Arnaud Montebourg en guise d'introduction.

    « Je ne comprends pas comment on peut aller au Puy-du-Fou, chez M. Philippe de Villiers, faire son éloge. Ensuite, prendre le train, aller à Nevers, faire l'éloge de François Mitterrand. Puis reprendre le train, aller à Chanonat chez Valéry Giscard d'Estaing faire l'éloge du président Giscard d'Estaing », a-t-il dénoncé.

    Pour M. Montebourg, « personne ne comprend rien. Alors excusez-nous, j'ai besoin, juste, de comprendre quel est son programme ! Quel est-il, ce programme ? J'ai entendu qu'il voulait nationaliser l'Unedic. Très bien, on peut en discuter, cela ne va pas changer la société française. »

    Le pari primaire : la participation

    Le chantre de la démondialisation sera allé jusqu'à lancer, après une ultime attaque contre M. Macron au sujet des 35 heures : « Comme disait quelqu'un, quand c'est flou, il y a un loup ! » Une référence au débat Aubry-Hollande de 2011.

    Au final, les candidats socialistes ont tous essayé de minimiser le phénomène Macron en ironisant. Leur argument : le vainqueur de la primaire sera légitimé par les suffrages, alors qu'Emmanuel Macron n'existe à leurs yeux que grâce aux sondages.

    La participation est donc l'un des enjeux du scrutin. Sans une mobilisation importante, pas de légitimité pour le vainqueur. Ensuite, au premier tour, l'ordre d'arrivée et le score de chacun vont être déterminants.

    Celui qui a le plus à perdre, c'est Manuel Valls. Il a quitté Matignon pour être candidat et ne semble pas creuser l'écart. Benoît Hamon, lui, a tout à gagner. Il n'était pas considéré comme favori.

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