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    Mode: quand la haute couture s’ouvre vers le monde

    media Le créateur libanais Rabih Kayrouz a presenté la saison dernière un défilé-performance interprété par l’étoile et directrice de la danse de l’Opéra de Paris Aurèlie Dupont. © Maison Rabih Kayrouz

    Paris accueille entre le 22 et le 26 janvier sa traditionnelle saison de défilés Haute Couture Printemps/Eté 2017. Laboratoire par excellence de l’artisanat de la mode, ce rituel, considéré désuet par certains, attire toujours autant de regards et s’ouvre de plus en plus vers le monde. Six nouveaux créateurs, venus de tous les horizons, sont invités cette année.

    Tandis que Milan, Londres, New York et même Paris se disputent sur le terrain du prêt-à-porter pour savoir qui garde encore le titre de capitale de la mode, deux fois par an cette guerre assiste à une sorte de parenthèse enchantée : la haute couture. Pendant quatre jours, les brodeurs, les plumassiers, les passementiers, les plisseurs, et tant d’autres métiers d’exception, parfois en voie de disparition, ont leur moment de gloire.

    Loin de la frénésie globalisée, des centaines de défilés du prêt-à-porter, qui ont lieu habituellement en mars et en octobre, la haute couture est un exercice typiquement parisien. Seules les maisons respectant une série stricte de critères reçoivent cette appellation juridiquement protégée, accordée par la décision du ministre en charge de l’Industrie, sur proposition d’une commission animée par la Chambre syndicale de la couture. Parmi les exigences, les créateurs doivent produire en France des pièces sur-mesure, réalisées à la main. Des robes, des tailleurs et des ensembles qui seront ensuite portés par une poignée de privilégiées autour de la planète.

    Des nouveaux venus dans un club select

    Seules 15 maisons bénéficient du label haute couture en tant que membre permanent de la Chambre syndicale. Au-delà des géants Chanel et Christian Dior, Givenchy, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Giambattista Valli, Franck Sorbier, Adeline André, Maurizio Galante, Alexandre Vauthier, Alexis Mabille, Stéphane Rolland et Yiqing Yin font partie de ce club select. La liste a été complétée cette année par les maisons Schiaparelli et Julien Fournié, qui intègrent officiellement le groupe cette saison, après une période en tant que membres invités.

    Parce qu’il faut savoir que pour être pleinement acceptées, les maisons doivent participer au calendrier officiel des collections couture en tant que « membre invité » pendant au moins quatre ans, et être parrainées par un confrère. Un système proche du compagnonnage, qui renforce la dimension artisanale de la chose.

    Le dispositif est complété par les membres dits « correspondants », label donné surtout aux maisons étrangères, tels que Giorgio Armani, Elie Saab ou encore Victor & Rolf, qui ne disposent pas de l'appellation « haute couture » mais seulement de l'usage du terme « couture ».

    Mais c’est souvent du côté des membres invités qui viennent les surprises. Et cette saison, la sélection est très éclectique, avec la créatrice hollandaise d’origine vietnamienne Xuan-Thu Nguyen, l’Italien Antonio Grimaldi, la Danoise d'origine sud-coréenne Hyun Mi Nielsen et la Russe basée en Israël Galia Lahav. Un véritable tour du monde exposé à Paris.

    Vague libanaise

    Mais ce sont les Libanais qui sortent du lot cette semaine, avec deux nouveaux venus en tant que membres invités. Il y a d’abord Rabih Kayrouz, qui a enchanté le public la saison dernière avec un défilé-performance interprété par l’étoile et directrice de la danse de l’Opéra de Paris Aurèlie Dupont, puis Georges Hobeika, qui présente ses robes princières encore une fois à l’université Paris Descartes.

    Mais la Fashion Week Couture dispose également d’un calendrier off, dans lequel les créateurs libanais sont très représentés. Entre le jeune Rami Kadi, qui explore et adapte les techniques artisanales avec panache, mais aussi Tony Ward, Dany Atrache, Georges Chakra et Ziad Nakad, le pays est un des plus présents dans la programmation parallèle, avec des défilés féeriques, mais aussi des présentations organisées dans les palaces parisiens.

    Cette diversité montre une volonté affichée de la Chambre syndicale de faire évoluer la haute couture, avec des inspirations venues d’ailleurs, mais aussi attirant l’attention des différents marchés vers cette exception culturelle française. Parce qu’avec chaque jeune créateur, le calendrier génère aussi un engouement de la presse internationale, un aspect qui a toujours été présent dans la haute couture, depuis sa création, au milieu du XIXe siècle, par le Britannique Charles Frederick Worth.

    Frivolité ou atout d’image ?

    Du côté des carnets de commandes, le secret est de mise, mais on dit que le nombre de clientes ne dépasse pas les quelques centaines. Ce qui suscite d’ailleurs des critiques de ceux qui se demandent l’intérêt de maintenir ce rituel d’un autre temps. Par ailleurs, le concept même du défilé est en pleine remise en question dans l’industrie de la mode.

    Plusieurs marques se demandent si cet exercice aurait toujours sa place, dans un monde où les clients ne seraient plus prêts à attendre six mois et, dans le cas de la couture, plusieurs essayages, avant de partir avec sa tenue. Certaines maisons proposent déjà sur le podium des pièces qui peuvent être achetées immédiatement, tandis que d’autres mélangent mode masculine et féminine dans un même défilé dans une tentative de multiplier les cibles. Mais il y a aussi celles qui décident simplement de ne pas défiler, comme Atelier Versace et Givenchy, cette saison.

    Néanmoins, la haute couture a toujours eu une fonction dans l’industrie de la mode, même si elle a évolué au fil des années. Si pendant longtemps ces défilés jouaient un rôle de laboratoire d’idées et d’innovation, lançant les tendances, aujourd’hui il devient aussi une vitrine pour les marques, qui vont, par ces quelques minutes d’exposition, faire rêver une clientèle du prêt-à-porter, qui va se parfois se contenter d’acheter un sac ou un simple rouge à lèvres de la marque en question. Pour les grands groupes du luxe, c’est aussi une preuve de puissance, dans un secteur où, malgré tout le raffinement qui le caractérise, c’est toujours bien de montrer son pouvoir de frappe et sa capacité de médiatisation.

    → A (re) lire : Fashion Week: les femmes prennent les rênes des maisons de mode française

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