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    France

    «Penelopegate»: François Fillon dénonce un «coup d'Etat institutionnel»

    media Francois Fillon, sur le plateau de TF1, le 26 janvier 2017. REUTERS/Pierre Constant/Pool

    François Fillon se trouvait devant ses troupes ce mercredi matin. Le candidat de la droite à la présidentielle, empêtré dans le « Penelopegate », a tenté de rassurer les parlementaires réunis à son QG de campagne, alors que certaines voix à droite évoquent ouvertement un « plan B ». L'ex-suppléant de Fillon à l'Assemblée, Marc Joulaud, qui a lui aussi salarié l'épouse du candidat, était entendu cet après-midi par les enquêteurs.

    « Nous sommes en face d'une tentative de coup d'Etat institutionnel. Cette opération ne vient pas de notre camp. Elle vient du pouvoir ». Voilà ce que le candidat a dit devant les élus de son camp. Les mots sont forts. C'est clairement la gauche au pouvoir qui est accusée par François Fillon d'être derrière la polémique sur sa femme.

    « Quinze jours »

    Une cible pour rassembler les députés et les sénateurs. Il les a d'ailleurs appelés à le soutenir : « Je vous demande de tenir quinze jours, d'être totalement solidaires. Dans quinze jours, on aura le résultat » de l'enquête.

    A la sortie de la réunion, les quelques ténors de la droite qui ont bien voulu parler au micro sont sur la même ligne : tous font bloc autour François Fillon. Mais derrière la belle unité, certains s'inquiètent ouvertement. Le député Georges Fenech estime que « la situation n'est plus tenable. Nous ne sommes plus sur le registre de la justice mais de l'éthique ».

    Fillon doit « s'expliquer »

    Bruno Le Maire, chargé des questions internationales dans l'équipe du candidat, conseille, lui, à François Fillon de « s'expliquer sur ces pratiques qui ont pu choquer » les Français. Le candidat a donc demandé quinze jours à ses troupes. Deux semaines pour espérer tourner la page de la polémique.

    Mais chaque jour qui passe le fragilise. Selon un sondage réalisé pour Les Echos et Radio Classique, François Fillon serait éliminé dès le premier tour.


    L'ex-suppléant de Fillon entendu sur les activités de Penelope

    Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon dans la Sarthe qui a lui aussi
    salarié Penelope Fillon comme collaboratrice parlementaire, est entendu ce mercredi par les enquêteurs. Le témoignage du maire de Sablé-sur-Sarthe, par ailleurs
    député européen, est crucial.

    Comme l'a révélé Le Canard enchaîné, il a employé Penelope Fillon à partir de mai 2002, quand le candidat de la droite et du centre à la présidentielle est devenu ministre des Affaires sociales. Marc Joulaud a alors hérité de sa circonscription, embauché Penelope Fillon comme attachée parlementaire, et augmenté sa paye de 52%, portant son salaire à un niveau « absorbant plus de 80% » de l'enveloppe budgétaire qui lui était allouée par l'Assemblée, selon l'hebdomadaire. Entre le 1er janvier et le 31 août 2007, Penelope Fillon a touché en moyenne 10 167 euros brut mensuels, soit davantage que son patron, ajoute Le Canard enchaîné.

    Lors d'une visite à Paris au salon des entrepreneurs ce mercredi après-midi, François  a réaffirmé qu'il « serait candidat à cette présidentielle ». « Quand on choisit d'être candidat à la présidentielle, on ne vient pas se plaindre de la violence des attaques, on les accepte comme malheureusement des scories de notre système démocratique et (...) je vais les affronter jusqu'au bout. Je serai candidat à cette présidentielle car je porte un message politique qui, à mon sens, est le seul qui peut permettre le redressement national », a affirmé le vainqueur de la primaire de la droite.

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