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    France

    Enfants soldats: quel bilan dix ans après les engagements de Paris?

    media Des enfants soldats affilés à l'UPC, en 2003 à Bunia, dans la province de l'Ituri en RDC. (Photo d'illustration) AFP PHOTO ERIC FEFERBERG

    Il y a 10 ans, la Convention de Paris posait les principes et les engagements d'une centaine de pays pour lutter contre le recrutement des enfants dans les groupes armés. Quel bilan 10 ans plus tard ? Quelles propositions pour l'avenir ? C'est l'objet d'une conférence internationale qui a eu lieu ce mardi 21 février à Paris, coordonnée par le ministère des Affaires étrangères et l'Unicef.

    C’est grâce à une meilleure coopération entre les Etats, les ONG et la société civile que près de 65 000 enfants ont été libérés en 10 ans. La dynamique est enclenchée, maintenant, selon Leila Zerrougui, représentante spéciale à l’ONU pour le sort des enfants en temps de conflit, il faut continuer de se rapprocher toujours plus du terrain.

    « Moi je l'ai vécu au Congo, raconte-t-elle. Parfois, un chef coutumier peut faire mieux que moi. Je l'utilise, je travaille avec lui, je lui donne la légitimité de faire les choses parce que je reste quand même une étrangère quand je débarque dans un espace. »

    Autre facteur clé, l’éducation, indispensable pour réintégrer les enfants soldats dans la société civile. Anthony Lake, directeur général de l’Unicef, estime même que l’éducation peut servir de monnaie d’échange avec les groupes armés non étatiques, avec lesquels il faudra à l’avenir davantage négocier.

    « Par exemple au Soudan du Sud, un commandant du groupe armé Cobra a accepté de relâcher des enfants à condition que l'Unicef construise des écoles et propose des formations, explique-t-il. Résultat : près de 2 000 enfants ont été libérés ces deux dernières années. »

    Un manuel pratique à destination des professionnels de l’humanitaire a été publié. Tous le disent : il faut plus de financements pour développer ces régions fragiles où les groupes armés prospèrent et exploitent des milliers d’enfants. Ce n’est pas seulement un problème moral, a-t-on pu entendre, mais un enjeu sécuritaire pour tout processus de paix.

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