GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 20 Mars
Mardi 21 Mars
Mercredi 22 Mars
Jeudi 23 Mars
Aujourd'hui
Samedi 25 Mars
Dimanche 26 Mars
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    France: un rapport pointe l'inefficacité des programmes de déradicalisation

    media Vue du centre de déradicalisation de Pontourny, le 13 septembre 2016. GUILLAUME SOUVANT / AFP

    C'est un rapport d'étape accablant qui a été présenté ce mercredi 22 février par deux sénatrices françaises. Esther Benbassa (écologiste) et Catherine Troendlé (Les Républicains) planchent depuis un peu plus d'un an sur la question de la déradicalisation des jihadistes. Un an d'auditions, de conversations et d'analyses qui conduit les deux sénatrices à une conclusion : les programmes mis en place par le gouvernement sont inefficaces.

    « La déradicalisation, en soi, n'existe pas. » La phrase d'Esther Benbassa est assassine, tant le gouvernement français a utilisé ce terme au cours des 24 derniers mois pour expliquer son programme de lutte contre le jihadisme. « On a pensé qu'on pouvait prendre quelqu'un et lui laver le cerveau », explique la sénatrice écologiste qui ajoute : « Le lavage de cerveau n'existe pas vraiment, et c'est même un mythe dangereux ».

    Pour Esther Benbassa et Catherine Troendlé, le gouvernement est allé trop vite. Pressé de rassurer la population après les attentats de 2015, l'exécutif s'est appuyé sur des associations sans réelles compétences, « surtout en quête de financement », regrette la sénatrice des Républicains.

    « Amateurisme »

    Exemples flagrants de ce que sa collègue n'hésite pas à qualifier « d'amateurisme », le centre de Pontourny, en Touraine, qui tourne à vide faute de volontaires, ou encore l'unité de déradicalisation de la prison d'Osny, près de Paris, où un détenu a agressé un surveillant à l'arme blanche, au mois de septembre.

    Pour les deux élues, le constat est clair : les jihadistes les plus radicaux ne peuvent pas être désembrigadés. Il faut « changer de concept », insister sur la prévention, surtout auprès des jeunes, martèlent les sénatrices qui le reconnaissent : cela prend beaucoup de temps et coûte très cher.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.