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    France: Marine Le Pen a refusé de se rendre à une convocation de la police

    media La présidente du Front national Marine Le Pen, à Nice en compagnie de son garde du corps Thierry Légier, le 13 février dernier. Placé en garde à vue mercredi, M. Légier a été remis en liberté sans être mis en examen. REUTERS/Eric Gaillard/File Photo

    La présidente du parti Front national était convoquée par la police judiciaire mercredi, pour une audition libre dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs des attachés parlementaires de sa formation au Parlement européen. Marine Le Pen ne s'y est pas rendue, expliquant qu'elle ne répondrait à aucune convocation policière ou judiciaire avant la fin des élections présidentielles et législatives.

    La police souhaitait interroger Marine Le Pen, mercredi à Nanterre dans les locaux de l'Office anticorruption de la PJ (Oclciff). Une audition libre, au sujet des emplois présumés fictifs des attachés parlementaires du Front national à Strasbourg. Mais Marine Le Pen n'a pas répondu à cette convocation, a-t-on appris ce vendredi 24 février 2017, alors que sa chef de cabinet, Catherine Griset, concernée par l'enquête, était mise en examen pour recel d’abus de confiance au même moment.

    Dans un courrier, la candidate frontiste à l'élection présidentielle indique qu’elle ne se rendra à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux législatives, prévues les 11 et 18 juin, qui marquent la fin de ce printemps électoral. « La justice n’est pas un pouvoir, c’est une autorité. Elle ne doit pas venir perturber, pour une enquête qui pourrait se dérouler plus tard, qui aurait pu se dérouler avant la campagne présidentielle, car c’est un moment démocratique important, fondamental dans notre pays », avait-elle expliqué dès mercredi au JT de France 2.

    En tant qu'eurodéputée, la présidente du Front national jouit d'une immunité parlementaire. « Elle ne peut faire l’objet d’aucune mesure coercitive tant que celle-ci n’est pas levée », rappelle le journal Le Monde. Si les enquêteurs tiennent encore à l'entendre, il faudra que des juges d’instruction demandent la levée de son immunité d'élue européenne. « Une procédure qui pourrait prendre du temps, et dont l’issue reste incertaine », commente le quotidien du soir.

    Les attachés parlementaires des eurodéputés FN, en revanche, ne bénéficient pas de cette immunité. Ceux qui sont particulièrement concernés par l'enquête ont donc vu leurs domiciles perquisitionnés et se sont retrouvés en garde à vue le jour de la convocation de Marine Le Pen. Si Mme Griset a été mise en examen, le garde du corps de la leader frontiste, Thierry Légier, a pour sa part été remis en liberté après sa garde à vue.

    L'avocat de Mme Le Pen en appelle à « l'usage républicain ». « Que ces auditions aient lieu après les élections », demande Me Rodolphe Bosselut, son avocat, qui s'interroge face à l'accélération de l'enquête à deux mois de la présidentielle à laquelle concourt sa cliente avec des intentions de vote prometteuses. « L'enquête n'est pas nouvelle. Qu'est-ce qui empêchait d'ouvrir une information judiciaire après la remise du rapport de l'Olaf [Office européen de lutte contre la fraude] cet été et d'entendre les protagonistes à l'automne ? », demande-t-il.

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