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    Archéologie: quand le dieu indo-iranien Mithra était célébré en Corse

    media Sur le site de la ville romaine de Mariana, ce temple dédié au dieu indo-iranien Myrtha et mis à jour par l'Inrap, le 24 février 2017. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

    C’est une découverte inédite qui vient d’être faite en Corse. Un sanctuaire à l’effigie de la divinité Mithra, un dieu indo-iranien, a été exhumé par des archéologues français de L'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) à Lucciana, dans le département de la Haute-Corse.

    Les archéologues fouillent le site de Mariana, colonie romaine, fondée vers 100 avant notre ère sur l'île. Une ville qui, grâce à son port, pratiquait activement aux échanges en Méditerranée. C'est dans un quartier périphérique de Mariana que les archéologues ont mis à jour ce sanctuaire dédié au dieu Mithra.

    « Au départ on a trouvé un bâtiment un peu atypique, explique à RFI Philippe Chapon qui dirige les fouilles de l'Inrap, et on a commencé à trouver des fragments de statuaire représentant le Dieu Mithra faisant le sacrifice du Taureau. »

    Qui est le dieu Mithra ?

    « C’est un dieu très ancien d’origine indo-syrienne et qui a été introduit et répandu dans l’Empire romain plutôt vers le premier et second siècle après Jésus Christ et qui a été interdit à la fin du IVe siècle, poursuit Philippe Chapon, car son culte faisait concurrence à la chrétienté, qui devenait la religion officielle de l’Empire romain. C’est un dieu qui est né d’une pierre, du dieu soleil, et donc qui sacrifiait le taureau pour répandre la vie sur terre ».

    Le sanctuaire est composé de plusieurs espaces caractéristiques des mithræa, les lieux de culte du dieu Mithra, dont une salle de culte et son antichambre. La salle d'assemblée rectangulaire est constituée d'un couloir central bordé de deux longues banquettes limitées par un muret enduit à la chaux. C'est là que « les adeptes pouvaient assister au culte et faire des repas rituels ».

    Un culte masculin

    Dans des niches, les archéologues ont trouvé de petits objets comme des lampes à huile. « On continue à exhumer pas mal de petits objets liés au culte. On a trouvé des clochettes, beaucoup de lampes à huile parce qui c’est un culte qui se pratiquait dans des pièces relativement obscures, explique l'archéologue. La légende de Mithra à l’origine est née dans une grotte et on faisait le sacrifice du taureau dans une grotte, donc ce culte se pratiquait dans une pièce relativement obscure ». C’est la première fois qu’on trouve un culte de Mithra en Corse. On a trouvé une dizaine de sanctuaires sur le continent ».

    Introduit dans l'empire par les militaires romains et les marchands orientaux, ce culte initiatique, réservé aux hommes, s'est diffusé au premier siècle. Il a d'abord concerné des élites, puis toutes les couches de la société. D'autres sites de cultes existent en France, sur le continent.

    ► Pour aller plus loin : Le dieu Mithra découvert en Corse (Inrap)

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