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    France: le Salon de l'agriculture ouvre ses portes en cette année d'élections

    media Le Salon de l'agriculture 2017, porte de Versailles à Paris. La vache Fine, une Bretonne pie noir, est la star cette année. REUTERS/Benoit Tessier

    Le Salon international de l'agriculture ouvre ses portes, ce samedi 25 février 2017 à Paris. La «plus grande ferme de France» se prépare à accueillir, pendant une semaine, plus de 600 000 visiteurs dans un contexte de crise. L'occasion pour les agriculteurs, les éleveurs, de parler de leurs produits, de leur travail, d'engager le débat sur l'environnement, la santé, les prix, etc. Ils pourront le faire cette année avec les candidats à la présidence.

    Fine, Bretonne pie noir, est l'égérie du Salon de l'agriculture 2017 25/02/2017 - par Clémence Denavit Écouter

    La grand-messe du monde agricole français s'ouvre dans une ambiance morose. Dernier coup dur pour le secteur, la décision d’abattre 360 000 canards dans les Landes pour empêcher la propagation de la grippe aviaire. Aujourd'hui presque tous les indicateurs sont dans le rouge.

    « Il faut que les producteurs sachent profiter de cette semaine médiatique : ce n'est pas descendre avec des pancartes et dire qu'on va mourir, c'est expliquer quel est le concret de leur métier, quel est le concret de leurs difficultés aux gens qui viennent sur le salon », plaide Jean-Luc Poulain, président du Salon.

    Une année 2016 très difficile pour le secteur

    La filière de l'élevage ne se relève toujours pas de la crise, en raison des faibles cours du lait et de la viande bovine, insuffisants pour couvrir les coûts de production. Le contexte est légèrement meilleur pour les éleveurs porcins, pour qui les prix se redressent timidement.

    Les céréaliers et les producteurs de fruits et légumes se trouvent, eux, en grande difficulté à cause des mauvaises conditions météorologiques en 2016, et de la baisse des cours mondiaux. Selon la FNSEA, principal syndicat agricole, le secteur agricole totalise une perte de 5 milliards d’euros.

    Un lieu de débat en attendant la présidentielle

    Conséquences : la précarité s’installe chez les agriculteurs, et ils sont de plus en plus nombreux à mettre la clé sous la porte. C'est que leurs revenus globalement se sont effondrés. Selon des chiffres de la sécurité sociale agricole MSA, si en 2014 moins de 20% des agriculteurs avaient eu des revenus équivalents à 350 euros par mois, en 2016, ce chiffre est monté à 50%.

    Or, cette année, le Salon sera encore plus politique que l'an dernier, puisque la grande majorité des candidats à la présidentielle ont prévu de s'y rendre, à quelques semaines du scrutin. Le président Hollande, dont c'est le cinquième et dernier salon, a inauguré la manifestation tôt ce samedi avec un message de solidarité envers les agriculteurs « marqués par la gravité des crises que nous traversons », et tout au long de la semaine, ténors du gouvernement et de l'opposition en campagne vont s'y succéder. Déjà annoncés, lundi, le Premier ministre Bernard Cazeneuve, l'ex-ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire, soutien de François Fillon, lundi et mardi, et Marine Le Pen, mardi également.

    « On risque d'avoir un casting un peu plus important que d'habitude. Le défilé pour le défilé, ça ne nous intéresse pas, nous les producteurs. Nous, ce qui nous intéresse, c'est le défilé pour des perspectives d'avenir et des débats. Des débats qui tracent des perspectives auprès des agriculteurs, c'est important », confie M. Poulain.

    Je ne remets pas en question l'ouverture des marchés, puisqu'on a besoin d'exporter et moi le premier. La volatilité des prix, je ne dis pas qu'elle est acquise définitivement, mais elle fait partie de notre quotidien. On peut mieux la gérer si on adapte nos outils au vivant. La fiscalité qui est appliquée aujourd'hui à l'agriculture française est une fiscalité industrielle, ce n'est pas une fiscalité du vivant. Il faut à tout prix qu'on dégage une fiscalité du vivant

    Jean-Luc Poulain, président du Salon international de l'agriculture 25/02/2017 - par Clémence Denavit Écouter

     

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