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    France

    Dans la presse, plaidoyer de François Hollande contre le FN et pour l'Europe

    media Le président français François Hollande, le 23 février 2017 à Paris. REUTERS/Stephane de Sakutin/Pool

    François Hollande estime que « la menace » de voir Marine Le Pen accéder au pouvoir dans deux mois en France « existe ». C'est ce qu'affirme le président de la République dans une interview publiée ce lundi 6 mars 2017 dans six journaux européens, dont Le Monde, La Stampa, Süddeutsche Zeitung et The Guardian.
     

    La menace est réelle, elle n'a jamais été si haute, mais François Hollande l'assure à la presse européenne : la France ne cédera pas au Front national. Et c'est la mission qu'il s'assigne, son ultime devoir : tout faire pour que le pays ne porte pas la responsabilité d'une telle élection en mai prochain.

    Pour le président, la France a conscience que ce vote « déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l’avenir même de la construction européenne. Car si d’aventure la candidate du Front national l’emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro, et même de l’Union européenne. »

    Le président français s'interroge sur la Russie, qui utilise tous les moyens pour influencer les opinions publiques. Au-delà du Front national français, il demande à démasquer ces opérations, à dire clairement qui finance qui. Tout en notant que les mouvements d'extrême droite sont plus ou moins liés à Moscou.

    « Ce n’est plus la même idéologie que du temps de l’URSS mais ce sont parfois les mêmes procédés, les technologies en plus. Avec une stratégie d’influence, de réseaux, avec des thèses très conservatrices sur le plan des mœurs. C’est aussi la prétention de défendre la chrétienté par rapport à l’islam. N’exagérons rien mais soyons vigilants », demande le chef de l'Etat.

    A propos de l'Union européenne et du mini-sommet informel convoqué avec l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne à Versailles, François Hollande affirme très clairement qu'il n'y a pas d'alternative à une Europe à plusieurs vitesses. Une Europe qui devrait selon lui se relancer aussi par un projet de défense commune, articulée avec l'Otan, en coopération structurée avec le Royaume-Uni malgré le « Brexit ».

    « A l’avenir, il y aura un pacte commun, un marché intérieur avec, pour certains, une monnaie unique. Mais sur ce socle il sera possible, pour les Etats membres qui le voudraient, d’aller plus loin dans la défense, plus loin dans l’harmonisation fiscale ou sociale, plus loin sur la recherche, la culture, la jeunesse. Bref, nous devons imaginer des degrés d’intégration », explique M. Hollande.

    « Aujourd’hui, ajoute le président français, qui quittera son poste en mai prochain, l’Europe peut se relancer par la défense. A la fois pour assurer sa propre sécurité, mais aussi pour agir dans le monde, pour chercher des solutions aux conflits qui la menacent. C’est ce que les Européens doivent avoir, en cohérence avec l’Otan comme priorité. »

    → À relire : François Hollande, « J'ai décidé de ne pas être candidat »

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