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    France

    France: François Fillon mis en examen

    media François Fillon, en campagne électorale à Orléans le 7 mars 2017. REUTERS/Charles Platiau

    Attendue mercredi 15 mars, la mise en examen de François Fillon lui a été signifiée ce mardi. L’ex-Premier ministre devient le premier candidat majeur à une élection présidentielle à concourir avec le poids d'une inculpation sur les épaules.

    L'annonce a surpris. C'est d'abord le Canard Enchaîné qui, en début d'après-midi, ce mardi 14 mars, a donné l'information. Information confirmée, par la suite, par l'avocat de François Fillon et par le parquet financier.

    Une audition avancée de 24 heures, donc, pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité, a précisé Antonin Lévy, son avocat.

    François Fillon devait probablement craindre de devoir affronter une nuée de journalistes venus l'attendre, boulevard des Italiens à Paris où siège le pôle financier, avec, à la clé, des images préjudiciables pour le candidat de la droite.

    Détournement de fonds publics, abus de biens sociaux

    Il a donc été mis en examen, dès ce matin, pour détournement de fonds publics, complicité et recel de ce délit, abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute autorité de la vie publique. Dans le collimateur des juges d'instruction, les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux de ses enfants. A leur tour, ils devraient être entendus et peut-être, eux aussi, mis en examen.

    De 1986 à 2013, son épouse Penelope, qui a toujours déclaré ne pas travailler, a perçu plus de 600 000 euros nets comme assistante parlementaire. Lors de l'enquête préliminaire, elle avait affirmé qu'elle rendait de multiples services à son mari, relisant ses discours, préparant des revues de presse, relayant l'actualité de la circonscription, mais à l'oral uniquement. Ces arguments n'ont visiblement pas convaincu de la réalité de l'emploi d'assistant parlementaire. Elle est d'ailleurs convoquée le 28 mars prochain en vue d’une probable mise en examen.

    Et puis, il y a les emplois présumés fictifs des deux enfants du couple, employés par François Fillon au Sénat, cette fois. Ce mardi 14 mars, le journal Le Parisien a révélé qu'ils avaient versé à leurs parents une part importante des rémunérations perçues. Les magistrats se demandent si ces versements ont également pu servir de rétrocessions destinées à maintenir le train de vie du couple Fillon, un élément de plus en faveur d'une inculpation pour détournements de fonds publics.

    « Vrais chasseurs »

    Peu avant l'annonce publique de la décision des magistrats, François Fillon avait ironisé sur « les vrais chasseurs » dans une campagne où les « balles volent bas », à l'occasion d'une rencontre avec la Fédération nationale des chasseurs. A 16h30, il a rencontré Jean-Christophe Lagarde pour la signature, à son QG de campagne du XVe arrondissement, des accords avec les centristes de l'UDI sur le programme et les élections législatives, comme si de rien n'était.

    Pour les proches de François Fillon, cette mise en examen est un non-événement puisqu'elle était attendue et elle ne change rien à sa campagne. Pourtant, demain, mercredi 15 mars, changement de programme, déjà : François Fillon sera au Perthuis, avec le fidèle Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, une façon de réaffirmer qu'il reste candidat.

    Ce n’est pas une surprise, vu les précédents épisodes de ce qu’il faut bien appeler maintenant l’affaire Fillon. Je trouve que la parole de monsieur Fillon aujourd’hui n’a plus beaucoup de valeur, tout simplement. […] C’est quand même compliqué d’aller demander aux Français des efforts, c’est le moins que l’on puisse dire quand on regarde son programme, […] quand lui-même n’a pas été exemplaire sur le sujet. C’est une affaire de monsieur Fillon face à sa propre conscience.
    Mathieu Hanotin, co-directeur de campagne de Benoît Hamon, réagit 14/03/2017 Écouter
    Lui [François Fillon], avait l’occasion de dire que s’il avait été mis en examen, il ne se présenterait pas. Il a finalement changé d’avis […] les Françaises et les Français pourront mesurer la valeur de sa parole donnée […]. Emmanuel Macron […] a eu l’occasion de dire qu’en pareille situation, il se serait retiré.
    Richard Ferrand, député pro-Macron, remarque 14/03/2017 Écouter

    Marine Le Pen, invitée de Mardi politique, a insisté sur la « présomption d’innocence » dont bénéficie François Fillon. Elle a renvoyé à la famille politique du candidat LR le devoir de se prononcer sur le maintien ou non de sa candidature, fustigeant surtout le comportement de François Fillon, qu'elle a qualifié d'« incohérent ». Elle a tout de même fini par attaquer son adversaire politique : « un homme d’argent », qui aurait œuvré à « enrichir son foyer ».

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