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    France

    France: à Lille, les sympathisants PS divisés

    media La place du Général-de-Gaulle, à Lille. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    A l'heure de la dispersion du PS, Martine Aubry, la maire de Lille a récemment réaffirmé son soutien à Benoît Hamon en fustigeant la candidature d'Emmanuel Macron. Sa position n'est pourtant pas celle de tous les sympathisants socialistes lillois.

    Michel Asli devant son bistrot L'Elysée, à Lille. Alice Pozycki/RFI

    Michel Asli est à la tête de l’Elysée. Loin du protocole du palais présidentiel, ce bistrot lillois sans chichi propose un couscous maison tous les 5 du mois. « Parce qu’après, les gens commencent à compter leurs sous », affirme Michel.

    Attablés près du comptoir, deux clients commentent la dernière annonce de Martine Aubry, la maire de Lille. « Titine » comme ils la surnomment vient de confirmer que la grande braderie 2017 aura bien lieu. Les clients se réjouissent. Michel opine du chef en essuyant un verre. Derrière lui sont accrochées des photos où on le voit poser aux côtés de personnalités politiques. Ici avec Jacques Chirac, là avec François Hollande. Le patron confirme : à L’Elysée, la politique est la bienvenue.

    La tentation Macron

    Nul besoin de tourner autour du pot pour que Michel dévoile son bord politique. « Mes parents, ma famille, tout le monde chez moi est socialiste. C’est comme ça depuis toujours ». Cet ancien maître d’hôtel à l’Assemblée nationale confie pourtant ses doutes en ce qui concerne l’élection présidentielle de mai prochain. Entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron, son cœur balance.

    « Macron, c’est le seul qui parle de supprimer le RSI », semble regretter Michel. L’air découragé, il explique être étouffé par les charges patronales. « Je n’arrive même pas à embaucher du personnel. J’ai essayé avec une serveuse, mais quand j’ai vu les charges à payer, j’ai dû la licencier ». Aujourd’hui, Michel avoue qu’il préfère refuser des clients plutôt que d’employer une personne, « ça coûte moins cher », dit-il.

    Martine Aubry apporte son soutien à Benoît Hamon

    Bastion socialiste, terre d’élection de Pierre Mauroy et de Roger Salengro, Lille est aujourd’hui encore aux mains du PS. Dès le lendemain du premier tour des primaires socialistes, Martine Aubry a pris position en faveur de Benoît Hamon. Plus récemment, elle a clairement affiché son hostilité envers le candidat d’En Marche. Lors d’une conférence de presse, la maire de Lille a en effet brocardé le programme économique d’Emmanuel Macron semblable, a-t-elle jugé, « au programme des années 1980 des libéraux anglo-saxons ». 

    Pour la première fois depuis mes 18 ans, je pourrais ne pas voter socialiste, et j’ose le dire.
    Un enseignant lillois à la retraite

    Sa prise de position n’a pourtant pas convaincu tous les Lillois. « Les coups de gueule d’Aubry, c’est bien gentil, mais ça ne représente pas la réalité du terrain », s’exaspère un enseignant à la retraite. Il avait voté pour Manuel Valls aux primaires du PS, et affirme être tenté par la candidature d’Emmanuel Macron. « Pour la première fois depuis mes 18 ans, je pourrais ne pas voter socialiste, et j’ose le dire », affirme-t-il.

    Les militants lillois veulent convaincre

    Du côté de la fédération locale du PS, le phénomène Emmanuel Macron semble ne pas poser problème. « Dans la rue, les gens sont plutôt ouverts lorsqu’on leur parle de Benoît Hamon », affirme Alexis Debuisson, militant PS.

    Lorsque l’on évoque avec lui la dispersion des socialistes vers le candidat d’En Marche, le jeune homme s’impatiente. « Les camarades qui affirment avoir toujours voté socialiste et qui se disent tentés par Macron doivent comprendre qu’ils s’apprêtent à voter pour un candidat de droite ». Difficile pourtant de convaincre, à l’heure où de plus en plus de figures du PS n’écartent pas l’idée de soutenir Emmanuel Macron.

     

    Carte d'électeurs 10-03-17 Lille : les sympathisants PS divisés 17/03/2017 Écouter

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