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    France

    «Scandale d’Etat»: Fillon accuse Hollande d’animer un «cabinet noir»

    media François Fillon invité de L'Emission politique sur France 2, jeudi 23 mars. THOMAS SAMSON / AFP

    Invité de L’Emission politique sur France 2 ce jeudi 23 mars, François Fillon a accusé le président François Hollande d’organiser à la tête d’un «cabinet noir» les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. Le président a condamné des «allégations mensongères» et dénoncé le manque de «dignité» du candidat Fillon.

    Empêtré dans des affaires qui ne cessent de pleuvoir depuis deux mois, à la peine dans la course à la présidentielle, François Fillon a une nouvelle fois tenté ce jeudi soir une diversion. « Ça fait deux mois que la presse déverse sur moi des torrents de boue », a-t-il dénoncé d’entrée. « Ça m’a fait souvent penser à Pierre Bérégovoy », a-t-il poursuivi, en référence au Premier ministre de François Mitterrand, mis en cause dans une affaire de prêt et qui s’était suicidé en 1993. « J’ai compris pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité », a-t-il confié.

    François Fillon accuse François Hollande 23/03/2017 - par France 2 Écouter

    La manœuvre n'est pas nouvelle. Dès le lendemain des premières révélations, François Fillon s'était posé en victime d'un « lynchage médiatique », puis d'un « coup d'Etat institutionnel ». Mais ce jeudi, sur le plateau de L'Emission politique, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle a franchi un cap en pointant un doigt accusateur vers le sommet de l'Etat.

    Pour lui, l’instigateur des révélations qui ne cessent de pleuvoir depuis fin janvier n’est autre que François Hollande. Se référant à un livre à paraître (Bienvenue place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat) selon lequel François Hollande a mis en place un système de surveillance de ses adversaires, François Fillon a accusé : « On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé, en tout cas, à travers ces allégations. »

    « Ce soir, solennellement, je demande qu’il y ait une enquête d’ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c’est un scandale d’Etat », a déclaré l’ancien Premier ministre. « Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l’histoire récente de la Ve République, un chef d’Etat n’est jamais allé aussi loin dans l’illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité », a-t-il encore estimé.

    Démenti d'un des auteurs, condamnation de Hollande

    Mais sur Franceinfo, Didier Hassoux, l'un des auteurs du livre cité par François Fillon, l'a accusé d'instrumentaliser son travail. « On n'a jamais écrit ça, a-t-il affirmé. La seule personne qui croit qu'il y a un cabinet noir à l'Elysée, c'est François Fillon. »

    Ce que l'on raconte dans le livre, c'est ce que François Hollande a fait -comme nombre des ses prédécesseurs- une utilisation traditionnelle, classique de l'appareil policier. Il n'a pas mis en place un outil policier au service de la politique. On a le sentiment que François Fillon cherche à se raccrocher aux branches
    Didier Hassoux dément François Fillon: «On ne raconte pas du tout ce que disait monsieur Fillon» co-auteur du livre «Bienvenue place Beauvau, Police: les secrets inavouables d'un quinquennat» 24/03/2017 - par BFM Écouter

    Réagissant à ces propos sur l'existence d'un cabinet noir à l'Elysée, François Hollande a dans un communiqué « condamné avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ». Le chef de l'Etat affirme n'a été informé que par la presse des affaires concernant le candidat à la présidentielle, auquel il reproche d'apporter « un trouble insupportable » à la campagne.

    Vote « systématique » contre la transparence en politique

    Un sentiment partagé par l'ex-sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne, aujourd'hui soutien d'Emmanuel Macron. « Je déplore que cette campagne soit rythmée par les problèmes que François Fillon s'est lui-même créé, déclare-t-il. S'il n'y avait pas matière à complot, il n'y aurait pas de complot possible. » Pour Jean-Baptiste Lemoyne, « l'entêtement » de François Fillon est « très préoccupant » pour un candidat à la magistrature suprême.

    Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, dénonce quant à lui « une ficelle un peu grosse qui ne trompe personne ». En cherchant à attirer le regard sur d'autres affaires, François Fillon essaie de se sortir de toutes celles qui le concernent, estime Olivier Faure. « La seule question qui vaille est de savoir si ces affaires ont une réalité ou pas », affirme-t-il.

    Et dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi, le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas dénonce le vote « systématique » de François Fillon contre « tous les textes renforçant l'indépendance de la justice et favorisant la transparence de la vie politique ». Le ministre de la Justice énumère ainsi six textes législatifs auxquels François Fillon se serait opposé de 2013 à 2016. Et conclut : « Cette énumération traduit une évidence que ne peuvent effacer les affirmations sans fondement de ce soir ».

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