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    France

    Guyane: au coeur de la contestation, qui sont les «500 frères» ?

    media Le collectif des « 500 frères » mobilisé à Cayenne, le 29 mars 2017. jody amiet / AFP

    En quelques jours, le collectif militant contre l'insécurité « 500 Frères » est devenu l'un des symboles de la crise sociale qui paralyse la Guyane. Cagoulés et vêtus en noir de la tête au pied, le groupe aux méthodes musclées s’est donné pour mission de lutter contre la criminalité en Guyane. Qui sont-ils ?

    Créé il y a un peu plus d'un mois après un nouvel homicide dans un quartier populaire guyanais, le « Collectif des 500 frères » s’est fait connaître grâce à plusieurs coups de force. Son premier date du 22 février dernier, quand le groupe a lancé au côté du collectif « Trop Violans » une manifestation à Cayenne contre la délinquance qui a rassemblé plus de 600 personnes.

    Depuis, les « 500 frères » sont très actifs. Ils ont bloqué des routes, se sont « invités » dans le bâtiment de la Collectivité territoriale de Guyane, ont fait fermer la mairie de Cayenne et ont même contribué à retarder le tir de la fusée Ariane 5. Des actions musclées qui leur ont permis de devenir l’un des symboles de la mobilisation.

    Partout en Guyane, il suffit de parler des « 500 Frères » à quelqu’un pour entendre ce genre de commentaires : « Que les Français de l’hexagone comprennent bien que nous, Guyanais, nous n’avons pas du tout peur des « 500 Frères ». On est collés à eux, on les soutient », explique une femme à notre envoyé spécial, Pierre Olivier.

    « Ils sont nos porte-parole »

    C’est en référence au film guerrier 300 [péplum américain de Zack Snyder] que le collectif s’est appelé les « 500 Frères », même s’ils ne sont en réalité que 200. Leur marque de fabrique, la cagoule, leur a permis de se faire connaître.

    « On savait très bien qu’avec cette cagoule-là on était obligé de nous recevoir. On n’aurait pas eu la cagoule, on aurait juste été un collectif citoyen de plus dans les rues. J’en veux pour preuve qu’on nous demande toujours au bout de deux mois, malgré nos explications, le pourquoi de la cagoule. Ça gêne ! Et en général quand quelque chose gêne, eh bien on y prête plus attention que quand quelque chose ne gêne pas. Ce n’est pas plus compliqué que ça », explique l’un d’entre eux, un homme de 33 ans.

    En devenant médiatisé, le collectif apolitique a réussi à fédérer autour de lui la population : « Ils sont nos porte-parole. Ils nous représentent. Malheureusement on est obligés d’adhérer à ça. Il faut porter une cagoule pour attirer l’attention. Ce n’est que de la communication », explique un Guyanais.

    Des solutions contre la criminalité

    Parmi les 500 Frères, il y a d’anciens policiers, des banquiers, des pères et mères de famille créoles ou brésiliens. Ce n’est pas pour rien que tous ici les surnomment les « Grands frères ».

    Ces derniers, malgré leurs méthodes musclées, se défendent d’être une milice et assurent d’ailleurs ne pas être armés. Ils proposent aux autorités des solutions fermes pour lutter contre l'insécurité en Guyane, avec notamment l'éradication des squats, l'application de l'état d'urgence sur le territoire et de nouveaux moyens pour lutter contre la drogue. Dans une liste de propositions publiée sur le site France-Guyane, ils réclament aussi de nouvelles infrastructures, la construction d'une deuxième prison, le maintien d'un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort ou encore le renvoi dans leur pays des détenus étrangers pour y purger leur peine.

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