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    Présidentielle française: comment trouver son candidat grâce à Internet

    media Avec Yeswesign, Sébastien Taris a voulu « renverser les codes » de la politique.

    Depuis plusieurs élections, les médias confectionnent des comparateurs de programmes. A quelques jours du premier tour, les questionnaires et les «jeux sérieux» prolifèrent sur la Toile. Leur but: aider les indécis à trouver leur candidat.

    Dis-moi qui tu es, je te dirai pour qui tu votes. A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, ce leitmotiv anime nombre de médias et d'initiatives citoyennes. Cette campagne semble si chaotique et son résultat si incertain que beaucoup ont cru utile de confectionner des tests, quiz et autres « jeux sérieux » pour aider les indécis à « trouver quel candidat est le plus proche » de leurs convictions.

    Les plus classiques. Le quiz des Décodeurs du Monde est simple : 18 questions, une réponse possible à chaque fois. En guise de résultat, les candidats sont classés en fonction de leur pourcentage de compatibilité aux réponses apportées par l’internaute. Même chose pour « Mon Président », le jeu des Échos, qui ne propose que 12 questions et qui affiche à la fin un top 3 des candidats les plus proches de leurs idées. Le site JeVote.info, « initiative citoyenne lancée par des étudiants et jeunes diplômés affiliés à aucun parti ou mouvement politique » fait, lui aussi, dans la simplicité. Un peu plus complet cependant : le questionnaire comporte 33 questions regroupées en neuf thématiques, certaines questions sont à choix multiples. Chaque sujet peut être pondéré par un : « peu important », « important » ou « neutre ». « L’alter-ego politique », quiz de 20 questions de Crowdpac, « initiative internationale, civique et transpartisane, initialement conçue par des Européens dans la Silicon Valley », fonctionne de la même manière.

    Le quiz pour celui qui a une petite idée. L’hebdomadaire Marianne et Qui Voter 2017 ont concocté, eux, un questionnaire sur mesure. L’internaute doit d’abord choisir entre deux et cinq candidats, puis son temps de jeu : une, deux ou quatre minutes (soit 10, 20 ou 30 propositions). Il a 30 secondes pour se positionner sur chaque sujet entre « contre », « plutôt contre », « vote blanc », « plutôt pour » et « pour ». Après avoir renseigné son sexe, sa tranche d’âge et sa profession, il peut savoir de quel candidat il est le plus proche parmi ceux choisis au départ.

    Le plus complet (trop ?). La Boussole électorale est un outil développé par les politologues de l’entreprise canadienne Vox Pop Labs et utilisé par de nombreux médias internationaux (The Wall Street Journal, CBC-Radio Canada, etc.) pour 18 événements politiques dans le monde. Pour la prochaine présidentielle française, la chaîne France 24 s’est associée à cette firme estampillée « civic tech » pour proposer un outil permettant de « savoir quel candidat à l’élection présidentielle leur correspond le plus ».

    Après avoir indiqué son code postal (étape non obligatoire), l’internaute est confronté à un exercice un peu plus long que pour les autres comparateurs. Il doit répondre à 30 questions sur les mesures des candidats et une « question du jour » pour s’orienter sur un sujet d’actualité, puis noter, de 1 à 10, la confiance qu’il a envers chaque candidats, la compétence qu’il attribue à chacun ainsi que les chance que chaque candidat a de gagner l’élection selon lui. Enfin, il peut répondre à un questionnaire (très précis, mais optionnel) pour préciser quel est son profil. Les résultats sont multiples : la Boussole donne le « degré d’accord avec les candidats » en pourcentage mais place aussi l’internaute sur le paysage politique représenté sur un graphique ou les abscisses correspondent au positionnement économique et les ordonnées au positionnement social.

    Les résultats de la Boussole électorale... remplie au hasard ! DR

    Le plus fun (mais pas très pertinent). Plus court, plus drôle mais nettement moins fiable, le test de BuzzFeed  permet de trouver son candidat en huit questions. Exemple :  « Choisissez une banque » : Crédit du Nord, BNP, HSBC, Crédit mutuel, Société générale ou BPE. Etonnant ? Le site avait prévenu : « Vous risquez d’avoir des surprises. »

    Le plus ludique (et le moins orienté). Yeswesign est un site lancé en 2016 par Sébastien Taris, un jeune homme vivant à Pau et « diplômé en droit et en école supérieure de commerce », selon France 3 Nouvelle-Aquitaine. Il propose « La course à l’Elysée », un jeu pour faire de l’élection présidentielle de 2017 non plus « la rencontre d’un homme avec le peuple », mais « la rencontre des idées avec le peuple ». Le principe : sur quinze thèmes, le joueur valide ou non les propositions des onze avatars représentant les candidats. A la fin, un tableau de bord lui montre le nombre de propositions qu’il a validées pour chaque avatar. Il peut, en conséquence, choisir son candidat-mystère… ce qui dévoile la véritable identité de chaque avatar.

    Pour aller plus loin, comparer les programmes

    Comme à l’accoutumée, la plupart des médias nationaux ont aussi sorti, ces derniers jours, leurs comparateurs de programmes. Plateformes maison pour Le Monde et Le Parisien, panorama « pour-contre » des mesures en partenariat avec l’Institut Thomas More pour Le Figaro ou encore tableau emprunté au think tank libéral iFRAP pour Le Point.

    Depuis quelques années, on retrouve aussi dans le champ du décryptage politique une association « neutre et apartisane » qui s’est imposée comme une référence dans la « civic tech » depuis 2012 : Voxe.org. A l’occasion des primaires de la droite et de la gauche et des élections présidentielle et législatives, cette « boîte à outils du citoyen connecté » a lancé #Hello2017, une campagne de sensibilisation politique pour les 18-35 ans. Premier outil : un comparateur de programmes politiques. Libre d’accès, il permet de choisir deux candidats et une thématique et de dérouler des extraits de leurs programmes ainsi que des vidéos de quelques uns de leurs passages à la télévision ou à la radio.

    Sur le même principe, la journaliste Elsa Grangier a récemment lancé la plateforme jecomparelesprogrammes.fr. Se réclamant « simple, ludique et efficace », ce projet à but non lucratif conçu avec l’agence Newquest propose la même démarche que le comparateur de Voxe.org. A deux différences près : les mesures des candidats ne sont pas retranscrites de manière brute mais reformulée et présentée sous forme de listes à puces et on ne trouve aucun extrait vidéo. Plus épuré, plus lisible mais légèrement moins précis.

    Facebook, influenceur politique ?

    Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus des canaux d’information importants et Facebook compte bien en tirer parti. A l’image de la boîte de messagerie sur les sites de e-commerce, les « chatbots » ont essaimé, début 2016, sur Facebook Messenger. Ces petits robots qui répondent de manière privée et automatisée aux internautes ont permis à de nombreux médias (Franceinfo, Libération, etc.) de partager leurs contenus éditoriaux, et surtout leur couverture de la campagne présidentielle, directement sur le réseau social.

    Parmi les chatbots les plus populaires, on retrouve aussi celui de Voxe.org, qui est uniquement consacré à l’élection. Pour autant, cette innovation a vite été perçue par certains comme trop bavarde, trop lente à répondre ou même pas assez souple dans ses réponses. Bref, on approche parfois plus du spam que d’une intelligence artificielle interactive.

    Mais, depuis le 11 avril dernier, Facebook va plus loin : il propose son propre outil de comparaison des programmes politiques. Développé par la firme de Menlo Park en partenariat avec le Centre d'étude de la vie politique de Science Po (Cevipof), Perspectives permet à chaque utilisateur de Facebook (en français) d’avoir accès aux propositions des onze candidats après la lecture d’un article politique. De quoi s’interroger encore un peu plus sur l’implication de Facebook en politique.

    Pour en savoir plus sur les élections présidentielles en France sous la Ve République, retrouvez le dossier de RFI Savoirs.

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