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    Réforme du Code du travail: Emmanuel Macron à l’épreuve des syndicats

    media La réforme du Code du travail pourrait avoir lieu par le biais d'ordonnances. AFP PHOTO / FRED TANNEAU

    La réforme du Code du travail est à la fois la promesse phare et la plus sensible du programme d'Emmanuel Macron. Celle sur laquelle il n'a pas le droit à l'erreur. Ce mardi 23 mai, le président de la République recevra donc toute la journée, à tour de rôle, les représentants syndicaux et ceux du patronat pour discuter de la réécriture de ce texte. Emmanuel Macron veut aller vite afin de libéraliser le plus rapidement possible le marché du travail, avec plus de flexibilité pour les entreprises. Ce projet fait peur aux syndicats mais, a contrario, séduit le patronat.

    Emmanuel Macron a annoncé la couleur avant d'être élu : la réforme du Code du travail doit aller vite. Il a donc choisi les ordonnances, plutôt que le débat parlementaire. L’objectif est de faire passer la loi d'habilitation avant l'été et faire adopter les ordonnances à la rentrée.

    C'est pour cette raison que le nouveau président reçoit lui-même les syndicats, ce mardi. Car même avec cette méthode, un certain nombre d'étapes sont indispensables : notamment celle de la discussion avec les partenaires sociaux. Celle-ci s'annonce tendue, car cette réforme est sensible. Elle va plus loin que la loi El Khomri, qui avait déjà suscité beaucoup d'opposition.

    Emmanuel Macron souhaite libéraliser le marché du travail. Ce qui se traduirait par plus de liberté au sein des entreprises pour qu’elles puissent négocier leurs propres règles, en s'affranchissant des accords de branches, chers aux syndicats. Les entreprises pourraient adapter l'organisation du travail en fonction des carnets de commandes. C'est la fameuse inversion de la hiérarchie des normes.

    Le patronat derrière Macron

    Autre sujet sensible : le plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans motif réel. Cette réforme est justifiée par le fait qu'un employeur embaucherait plus facilement si les conditions de licenciements étaient plus souples. Enfin, la formation professionnelle ou l'assurance chômage sont aussi des sujets tout aussi épineux. Les syndicats craignent un détricotage complet du droit des salariés et de leur protection sociale.

    Le patronat, de son côté, espère qu'Emmanuel Macron instaurera sa réforme dans son intégralité. Les instances patronales soutiennent le recours aux ordonnances qui permettra d'accélérer le processus parlementaire. En revanche, cette réforme au pas de charge est très mal perçue par le chef de file de la CGT, Philippe Martinez. Il met en garde l'exécutif contre toute tentative de contourner le temps de la négociation.

    Ce premier rendez-vous va donc donner le ton : Emmanuel Macron est-il prêt à une réelle concertation ou va-t-il se contenter d'une simple consultation au risque d'être confronté à un mouvement social ? A trois semaines des législatives, le nouveau président passe sa première épreuve de vérité.

    « La balle est dans son camp »

    Du côté du syndicat Force ouvrière (FO), Jean Claude Mailly, son secrétaire général, aborde cette rencontre en observateur : « Je ne suis pas naïf mais je ne suis pas suspicieux non plus. Maintenant, comme il y avait des zones de flous volontaires sur tous les dossiers, je peux considérer qu’il y a des marges de manœuvre. Ou l’exécutif reprend certaines de nos revendications et de nos analyses, et ça peut bien se passer. Ou il est sourd et il risque d’y avoir des tensions. La balle est dans son camp. »

    Le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger, alerte quant à lui sur l'importance du dialogue, face à un président qui veut aller vite. « On va beaucoup insister sur la méthode. Sur le fait de prendre le temps, de la concertation, du dialogue voire même de la négociation. S’il y a ordonnance mais qu’il y a un large temps de concertation pour mettre les propositions des uns et des autres, c’est ce qui importe pour nous », indique-t-il.

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